TEST – Nights of Azure PS4

Entre deux RPG, le studio japonais Gust s’offre une parenthèse hack’n slash à la sauce manga gothique avec Nights of Azure.

Nights of Azure

L’intrigue de Nights of Azure emmène le joueur sur la mystérieuse île de Ruswall où des monstres errent à chaque coin de rue. Arnice, chevalière agissant pour le compte de l’organisation Curia, y est envoyée en mission pour faire le ménage. C’est là qu’elle retrouve une vieille amie, la prêtresse Lillyce, qu’elle devra aussi protéger. Car cette dernière dissimule un secret : elle a été choisie pour être le « Saint », l’élue qui servira de prison au terrible démon Nightlord. Une nouvelle qui déchire Arnice qui voue un amour profond envers sa protégé : à quoi bon mener à bien une mission qui n’aura pour finalité que la mort de sa bien-aimée ?

Voilà un thème rare dans le jeu vidéo : l’homosexualité entre femmes

Voilà une intrigue pour le moins dramatique sur un thème plutôt rare dans le jeu vidéo car considéré comme tabou, celui de l’homosexualité entre femmes. Au Japon, il est plutôt commun de voir ce thème de l’amour entre deux protagonistes féminins dans les fanzines et productions d’amateurs mais moins dans des jeux destinés au grand public. Il peut donc paraître surprenant qu’un tel titre ait obtenu le droit d’être localisé en Occident, preuve en est de l’évolution des mentalités et c’est tant mieux.

Nights of Azure

When the night has come

Dans la forme, Nights of Azure est un hack’n slash à la troisième personne : le joueur prend le contrôle d’Arnice armée de son épée. A l’instar d’un Devil May Cry, la jeune femme (qui semble aussi partager les mêmes goûts vestimentaires que Dante) devra éradiquer la vermine pour progresser en exécutant des combos à base d’attaque standard/ attaque puissante / attaque spéciale. Subtilité du gameplay, notre chevalière pourra faire appel à des familiers, jusqu’à quatre en simultanée au total. Appelés Servan, ils s’avèrent indispensables pou progresser puisqu’en plus de vous assister, ils pourront combattre à votre place, vous soigner ou vous protéger. Charge à vous de dompter de manière judicieuse les bons Servan au gré de votre quête et de les gérer avec stratégie durant vos affrontements. Par moment, vos Servan pourront même accéder à un système de furie qui les rendront plus forts momentanément.

Nights of Azure

Quant à Arnice, elle récoltera du sang de démons lors de chaque combat qui lui servira à acheter des rituels en boutique et ainsi accéder à des attaques magiques plus puissantes. En alternance avec ces phases de combats nocturnes, les phases de jours s’avèrent plus reposantes pour notre chasseuse de démons , avec des activités annexes servant à améliorer ses compétences de combat.

Love me tender, love me sweet

Ce qui chagrine dans Nights of Azure quand on l’aborde, c’est sa réalisation. Si les protagonistes bénéficient d’un chara-design soigné typé manga, le nombre de polygones 3D s’avère faible : il suffit de voir la chevelure façon playmobile et ces poitrines pro-éminentes dont le rebondissement défie les lois de la physique. Dans le même ordre d’idée, l’animation a été faite à la truelle et cela se voit dans la démarche ultra-rigide des personnages. Tout au long de votre progression, on a aussi ce sentiment désagréable de circuler dans de longs couloirs vides aux murs invisibles, où les monstres n’apparaissent qu’à la dernière minute.

Sa réalisation obsolète trahit ses origines multiplateformes

Les combats sont plutôt brouillons surtout en présence de vos quatre Servan, bien qu’ils soient possibles de leur donner des ordres individuellement. Même la prise en main d’Arnice s’avère délicate, entre les collisions approximatives de vos frappes sur les ennemis et la position caméra pas toujours au taquet. Passé les 4-5 heures de jeu, on tombe dans une forme de répétitivité des actions et la lassitude s’installe devant ces environnements peu inspirés.

Nights of Azure

Sa réalisation obsolète trahit malheureusement ses origines multiplateformes (NDLR: le titre est sorti au Japon l’année dernière sur PS3, PSVita et PS4) et il est dommage que le studio Gust ait misé sur la facilité de l’adaptation des inferior-versions sans exploiter les capacités de la PS4. Ceux qui s’accrocheront à l’intrigue pourront cependant y trouver leur compte. Dernier point : bien qu’il ait pu profiter d’une localisation en anglais, aucun sous-titre français n’est ici proposé.

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