CRITIQUE CINE – Raiponce

Tiré du célèbre conte des Frères Grimm et réalisé par  le duo Nathan Greno / Byron Howard, Raiponce se révèle être un film d’animation surprenant.

C’est une belle histoire d’amour entre la princesse Raiponce et le beau jeune homme Flynn Rider. Mais il ne s’agit pas d’un binôme princesse-prince comme dans la plupart des contes, mais d’une princesse et d’un… voleur ! Oui, le côté moderne légèrement obscur du personnage masculin est présent dans le scénario, mais, évidemment, cela ne l’empêchera pas d’avoir l’étoffe d’un prince, sinon ce ne serait plus un conte de fées ! Et comme dans tout bon conte, il y a, vous l’aurez deviné, une vilaine sorcière surnommée Gothel !

L’histoire ? La voici. Gothel est une vieille dame. Comme toutes les femmes, elle ne peut supporter de se voir vieillir et aimerait tant retrouver sa jeunesse et la garder. Un beau jour, elle trouve une fleur magique : la fameuse Raiponce. Il lui suffit alors de pousser la chansonnette pour devenir  une belle jeune femme. Le hic ? Et oui, il y en a un sinon ce ne serait pas drôle, le sortilège n’est que provisoire. Parallèlement, la reine et le roi du village attendent un enfant. Mais là encore, ce n’est pas si simple : la reine est malade. Les gardes du royaume se mettent alors à la recherche de la fleur aux vertus guérissantes. Ils finissent par la trouver malgré le soin qu’avait porté Gothel à la cacher. La reine finit donc par guérir. Et c’est ainsi que Raiponce naît avec une chevelure magique. Mais Gothel ne compte pas en rester là : elle kidnappe l’enfant et fait tout pour la tenir à l’écart du monde…


Tiré du célèbre conte des Frères Grimm (XIXème siècle), cette adaptation libre des studios Disney met en avant le thème de la possessivité. En effet, Gothel est une mère extrêmement possessive. Il s’ensuit que la liberté de Raiponce est très réduite. Mais quand on prive trop quelqu’un de quelque chose, cela ne devient-il pas la chose qu’il désire le plus ?


Après être revenu à l’animation 2D l’année dernière avec La Princesse et la Grenouille, les studios Disney poursuivent leur mutation tout en s’inscrivant dans l’ère du temps. A l’instar des films Pixar, l’outil 3D est désormais totalement maîtrisé. On est même stupéfait de voir les progrès réalisés en matière d’animation 3D depuis les premières tentatives médiocres du studio (Chicken Little, Les Robinsons). C’est simple: le travail réalisé donne l’impression d’un graphisme 2D avec la profondeur et la complexité permise par la 3D. Enfin, avec Raiponce, on revient à la formule qui a fait le succès des films Disney : princesse, romance, sorcellerie, de l’humour (à l’instar de Pascal le caméléon qui est tout bonnement irrrésistible !) et… chansons ! Retour aux sources donc mais un retour gagnant, avec la manière. Le gourou Lasseter a encore réussi son pari, le bougre ! Notons enfin la présence de pointures côté doublage français (Maeva Méline, Romain Duris et Isabelle Adjani) qui offrent une prestation tout à fait convaincante.

Raiponce est un film qui gagne à être vu. On passe un bon moment et, pour une fois, si vous visionnez la bande annonce, vous aurez l’occasion de découvrir encore plein de choses en allant voir le film. Et franchement, cela fait bien plaisir !

Raiponce est actuellement diffusé dans toutes les salles.

Note :


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