CRITIQUE CINE – 20th Century Boys – Chapitre 2: le dernier espoir

Ce jeudi 20 août, j’ai pu assister à l’avant-première du second chapitre de la trilogie cinématographique 20th Century Boys. A titre de rappel, il s’agit d’une adaptation tirée d’une grande
série manga, dessinée et scénarisée par Naoki Urusawa, géniale mangaka à qui l’on doit d’autres  séries best seller  comme Monster, Master Keaton ou la judoka Yawara. Publiée entre 2000
et 2007 et totalisant 24 volumes au total, 20th Century Boys est un thriller haletant vraiment sensationnel, un savant mélange de science-fiction et de fantastique.


Le style particulier de dessin d’Urusawa fait qu’il est reconnaissable entre tous: des personnages très typés dans leurs attitudes, avec une distinction des origines raciales aisées au niveau des
traits du visage, un côté réaliste très prononcé dans la morphologie des personnages. Autre caractéristique: la multiplicité des personnages créés par l’auteur pour une même série, tous avec une
psychologie propre. A tel point que le lecteur peut se retrouver parfois perdu s’il n’a pas suivi la trame de l’histoire. Enfin, l’auteur prend un malin plaisir à prolonger les « cliffhanger »,
maintenant un suspens insoutenable chez le lecteur: à chaque fois que ce dernier pense s’approcher de la vérité, ce sont de nouvelles questions qui surgissent, toujours plus intriguantes.

Réalisé par le japonais Tsukihiko Tsutsumi, la trilogie ciné de 20th Century Boys bénéficie du plus gros budget ciné alloué à une production cinématographique japonaise: 6 milliards de yens (soit
45 millions d’euros, un casting de 300 acteurs, des milliers de figurants, un tournage aux quatre coins du monde. Un véritable cauchemar pour un réalisateur de films! Sorti au Japon le 31 janvier
dernier et le 26 août prochain en France, ce second chapitre couvre les tomes 6 à 15 du manga.



L’histoire reprend là où elle s’est arrêtée à la fin du premier chapitre,
quinze ans après, en 2015. Kana, la nièce de Kenji Endô, a bien grandi et est à la recherche de son oncle disparu depuis les événements tragiques del’année 2000 et en quête de vérité sur ce
mystérieux personnage qu’est Ami. Ce dernier a installé son emprise sur le monde et c’est une véritable dévotion que lui voue le peuple, le considérant comme le sauveur de l’Humanité après le
grand bain de sang de l’année 2000.


A l’inverse, les différents membres de la bande à Kenji composaient notamment
par Kenji, Ocho, Yoshitsune et Yukiji sont désormais considérés comme les conspirateurs et recherchés par les autorités policières. De nouveaux alliés inattendus prennent place dans l’histoire
comme Chôno le policier newbie, la jeune lycéenne peureuse Namio Haru et le mangaka Takasu, compagnon de geôle de Ocho. Tous ensemble vont peu à peu prendre conscience de la folie megalomaniaque
d’Ami et prendront tous les risques pour tenter de le démasquer enfin. Jusqu’au jour où ils apprendront l’existence d’un nouveau carnet de prédictions…


Après un premier chapitre nécessaire pour poser convenablement les bases
de l’histoire au travers de nombreux flashbacks sur l’enface de nos héros, ce second film fait un bond dans le passé et nous met tout de suite dans l’action de l’histoire. Le rythme est
trépidant, le casting des protagonistes toujours aussi impressionnant de ressemblance avec ceux du manga papier d’origine, le suspens toujours aussi haletant: c’est simple, même après avoir lu le
manga, on reste happé par le scénario où les rebondissements s’enchaînent à un rythme « manganesque ».


J’ai été davantage convaincu par ce premier chapitre qui m’a
littéralement scotché par son dynamisme, même s’il faut avouer qu’il vaut mieux avoir vu le premier chapitre pour suivre la trame, la lecture du manga papier étant également particulièrement
recommandée tant la densité de personnages rencontrés est dantesque dans cet épisode. Je passerai également sur le souci quasi-obsessionel du réalisateur (volonté sans doute de l’auteur original)
pour retranscrire à l’identique les mimiques comportementales des personnages, allant souvent jusqu’à la caricature. Ca porte forcément à sourire, voire à rire (mention spéciale aux staffs
d’AmiLand particulièrement géniale et à la jeune Haru avec sa bouille impayable).

En conclusion, je vous recommande très chaudement d’aller découvrir le film à condition d’avoir vu le premier chapitre (disponible en DVD à la fin du mois aux éditions Kaze): vous passerez
assurément un très bon moment entre rire et suspens. Un très bon point qui va forcément rendre difficile l’attente du 3ème volet dont la sortie est prévue le 29 août prochain…. au Japon!


Remerciements enfin aux éditions Kaze et au distributeur Eurozoom pour avoir permis au public français de pouvoir suivre cette trilogie sur grand écran. qui aurait pu ne jamais sortir de ses
terres d’origine. Le plébiscite critique et du public devraient je l’espère encourager ce type d’initiative. Et merci enfin à eux d’avoir organiser une avant-première remarquable où il m’a été
remis le DVD du 1er volet du film ainsi qu’une affiche géante du film.





Pour l’occasion, je vous propose de vous faire gagner cette fameuse affiche: pour cela, il vous suffit simplement de me laisser jusqu’à trois commentaires, et je tirerai au sort le gagnant le 26
août prochain, date de sortie officielle du film dans les salles françaises: ci-dessous le trailer! Enjoy 🙂


Site officielle français du film 20th Century Boys

Site officielle japonais du film 20th Century Boys

4 Comments