La petite boule jaune souffle ses 45 ans cette année et quelle anniversaire ! Avec Shadow Labyrinth, la petite boule jaune revient là où on ne l’attendait pas forcément…
Perdu dans les Ténèbres : un Labyrinthe pas comme les autres
Shadow Labyrinth nous plonge dans un univers aussi sombre que mystérieux. Vous incarnez Alarion, un éclaireur d’un ordre oublié, chargé de pénétrer dans un labyrinthe ancien apparu subitement aux abords d’un royaume en déclin. Ce lieu, rongé par l’ombre, semble vivre, bouger et surtout… vous observer. Chaque recoin cache un secret, un piège ou une créature née de la nuit. Alarion ne vit cependant pas l’aventure seul : il est accompagné d’une mystérieuse orbe surnommée « Puck ».

Le scénario, sans être révolutionnaire, distille petit à petit ses mystères. Des fragments de mémoire, des inscriptions murales et des visions étranges nous en apprennent plus sur l’origine de ce labyrinthe et sur le passé d’Alarion. L’ambiance est travaillée, mystérieuse, presque poétique par moments — bref, on se laisse prendre au jeu.
Un gameplay à en perdre le Nord
Côté gameplay, Shadow Labyrinth mélange exploration, énigmes et infiltration avec une pincée de survie psychologique. A l’instat de la référence Metroid, le principe est simple sur le papier : trouver la sortie de chaque section du labyrinthe. Mais entre les chemins changeants, les illusions visuelles et les ennemis tapis dans l’ombre, le défi est réel.

Les mécaniques s’appuient beaucoup sur la lumière. Une lanterne, que l’on doit recharger régulièrement, est notre meilleure alliée : elle révèle des passages secrets, affaiblit certaines créatures, et repousse temporairement les ténèbres. Chaque zone regorge de puzzles à résoudre, parfois basés sur l’environnement sonore ou les ombres projetées. C’est malin, bien pensé, et souvent très immersif. On note aussi un système de santé mentale façon Amnesia : rester trop longtemps dans le noir ou échouer face à certaines illusions déstabilise Alarion, rendant les commandes moins réactives ou l’écran plus flou. C’est stressant, mais ça renforce l’ambiance.

Loin d’être qu’un simple compagnon de route, Puck permettra à Alarion d’accéder à des zones inaccessibles pour lui, que ce soit en hauteur ou face à des passages infranchissables à pied. Le joueur prend dans ces moments-là le contrôle de Puck. Ce dernier est capable de bondir, d’attaquer les ennemis sur son passage et de dévorer des pac-gommes comme dans le jeu Pac-Man. Waka Waka Time !
L’ombre au tableau : un beau jeu avec ses zones de flou
Graphiquement, Shadow Labyrinth se révèle particulièrement séduisant. Les effets de lumière sont bluffants, les textures soignées dans un style dark fantasy, et les animations de l’ombre très réussies. Certaines zones du labyrinthe sont carrément sublimes, entre architectures impossibles et paysages cauchemardesques. Le jeu tourne en 60 FPS constant sur PS5, avec des temps de chargement quasi inexistants. Bref, c’est propre de ce côté là.

L’ambiance sonore est aussi une vraie réussite : les bruitages inquiétants, les murmures dans le noir et la musique minimaliste participent pleinement à l’expérience. Quantà la difficulté du jeu, elle se révèle assez corsée au bout du compte, surtout que l’on se perd très vite dans ce labyrinthe immense.

Cependant, tout n’est pas parfait : j’ai repéré par moment quelques bugs d’IA (des ennemis bloqués contre un mur par exemple), des collisions parfois capricieuses, un peu trop d’inertie sur des plateformes (et ça ne pardonne pas dans les passages délicats: à s’arracher les cheveux !) et une interface pas toujours très lisible et dans une police de caractère un peu trop petite, surtout dans les menus d’inventaire. Rien de dramatique, mais ça peut casser un peu l’immersion.
Shadow Labyrinth est actuellement disponible sur consoles PS5, Xbox Serie X|S, Nintendo Switch et Windows PC.
VERDICT
JEU - Shadow Labyrinth PS5
Shadow Labyrinth n’est pas un jeu pour tout le monde. Si vous aimez les jeux d’action nerveux ou les open-world remplis d’objectifs clairs, passez votre chemin. Ici, on prend son temps, on se perd (souvent), on sursaute (parfois), et on réfléchit (beaucoup). Un conseil donc : à essayer avant d’adopter définitivement le petit Puck !
✅On adore…
- Waka Waka !
- Une ambiance unique et maîtrisée de bout en bout
- Des mécaniques de lumière et d’ombre originales et bien intégrées
- Une direction artistique qui fait plaisir à contempler
- Des énigmes variées et intelligentes
- Corsée (il faut s’accrocher pour voir la lumière du jour) mais pour autant progressif
❌On déteste…
- Le style du jeu peut diviser
- Quelques bugs techniques et soucis d’interface
- Un rythme parfois trop lent
- Une narration un peu cryptique pour les joueurs pressés
Test réalisé sur Playstation 5 à partir d’une version dématérialisée du jeu envoyée par Bandai Namco Entertainment France
