Test – Towa and the Guardians of the Sacred Tree : une aventure onirique proche du toit du monde

Test – Towa and the Guardians of the Sacred Tree : une aventure onirique proche du toit du monde

Fait plutôt rare, l’éditeur Bandai Namco se permet parfois quelques écarts entre deux sorties de jeux Dragon Ball. Ca nous donne Towa and The Guardians of the Sacred Tree, un roguelite indé pour le moins dépaysant.

Towa and the Guardians of the Sacred Tree est un action-aventure contemplatif, teinté d’éléments de RPG léger. Si vous avez aimé Okami, Ori and the Blind Forest ou le plus récent Kunitsu-Gami: Path of the Godess, vous allez clairement reconnaître cette vibe poétique et immersive. Contrairement à bon nombre de roguelites, le jeu mise moins sur des mécaniques ultra-complexes que sur une ambiance forte, une direction artistique soignée et des moments d’émotion pure.

Ô Shinju, si tu savais…

Towa et moi, j’ai senti qu’on était fait pour être ensemble

Vous voyez ces jeux qui payent pas de mine qu’on lance un peu par curiosité et qui finissent par vous accrocher l’air de rien? C’est exactement ce que m’a fait Towa and the Guardians of the Sacred Tree. Dès l’écran titre, avec cette musique envoûtante et cette direction artistique à tomber, j’ai senti que j’allais passer un bon moment. Il faut dire que je venais de me replonger dans la série Demon Slayer, entre la série animé, le jeu vidéo Demon Slayer 2 (chroniqué ici) puis le film au cinéma Demon Slayer : la Forteresse de l’Infini. Alors forcément, l’ambiance folklorique japonais, ça ne pouvait que fonctionner avec moi !

On se sent tout petit à côté…

Dans Towa, on incarne une jeune gardienne chargée de protéger l’Arbre Sacré, cœur spirituel de son monde. Problème : une force obscure corrompt les quatre Gardiens élémentaires, plongeant le royaume dans le chaos. Pas de longues cinématiques ni de dialogues interminables ici. Sans être originale, l’histoire est contée par la doubleuse de la jeune gardienne et à travers l’ambiance, la musique et les symboles, un peu comme un vieux conte illustré.

L’heure est au choix !

 Entre combats nerveux et voyage contemplatif

Le gameplay de Towa trouve un très bon équilibre entre action et exploration tranquille. Au début de l’aventure, il vous faut constituer votre duo de combattants parmi les huits disponibles: le Tsurugi (épée en japonais) et le Kagura (bâton en japonais). Le Tsurugi est le combattant qu’incarne Towa et que vous contrôlez tandis que le Kagura est votre partenaire. Ce dernier bénéficie d’attaques de soutien et peut aussi être contrôlé partiellement. Les combats en temps réel sont simples mais efficaces : attaques légères et lourdes, dash permettant d’esquiver si bien timé et pouvoirs élémentaires (feu, eau, vent, terre) à débloquer au fil de l’aventure sous forme de cartes de compétences. Votre Tsurugi bénéficie également d’une attaque dévastatrice déclenchable une fois sa jauge plaine: elle est bien utile pour vous protéger des coups puissants de vos ennemis. En vérité, le gameplay n’est pas révolutionnaire, mais est plutôt agréable manette en main.

Ca sent le roussi…

Les affrontements contre les Gardiens sont d’ailleurs les moments les plus marquants du jeu. Chaque boss a sa propre mécanique, et il faut s’adapter pour s’en sortir. Il m’est arrivé régulièrement de m’emmêler les pinceaux dans le feu de l’action, lorsqu’il s’agit notamment d’alterner entre les attaques ciblées et les attaques de zones. Entre ces pics d’intensité, des zones d’exploration zen permettent de reprendre des forces ou de faire des emplettes.

Manger, y’a que ça de vrai !

Parfait pour souffler entre deux zones intensives de combats ! Sorti des zones de la quête principale, on passera le plus clair de son temps dans le village de Shinju où il y a de quoi faire. Outre l’achat des talismans et la gestion des caractéristiques de vos combattants, il est possible d’aller forger ses sabres par soi-même si vous avec ramasser suffisamment d’éléments. Il est amusant de se transformer en apprenti forgeron et de suivre en détails les différentes étapes de conception de l’arme. On peut aussi se lancer dans la construction de bâtiments donnant ainsi droit à plus d’articles à se procurer. Enfin, un petit tour du côté du lac permet de s’adonner à la pêche.

Affûter un sabre, c’est tout un art

Une direction artistique sublime mais entâchée par quelques soucis techniques

Soyons honnêtes : Towa and the Guardians of the Sacred Tree est un petit bijou visuel. Les décors en aquarelle, les effets de lumière doux et les couleurs pastel donnent au jeu une véritable identité. La bande son musicale signée Hitoshi Sakimoto (Final Fantasy XII, Final Fantasy Tactics, Ogre Battle) transporte le joueur dans un songe envoûtant. On sent que les développeurs ont mis tout leur cœur dans cet univers onirique et coloré à foison. Sur console Nintendo Switch, la technique montre cependant quelques limites. J’ai rencontré quelques ralentissements, surtout pendant les combats contre les boss ou dans les zones riches (et donc un peu trop lourd à gérer) en effets visuels. Les temps de chargement sont un peu longs parfois. Rien qui nuise à l’expérience, mais suffisamment pour être souligné.

Les environnements semblent tout droit sortis d’un film d’Hayao Miyazaki tant ils sont beaux

Niveau durée de vie, comptez facilement entre 8 à 10 heures pour boucler l’aventure principale. Towa ne propose pas de contenu annexe très développé ni de systèmes de progression compliqués. C’est une aventure linéaire et rythmée, bien qu’il y ait quelques longueurs lors des phases de dialogues ou cinématiques (qu’on peut heureusement zapper). Côté difficulté, le jeu reste accessible à un large public. Les combats demandent un peu de réflexes et d’attention, mais une fois les mécaniques apprivoisées, on progresse sans heurt véritable. Ceux qui cherchent un défi très relevé façon Souls n’y trouveront pas leur compte, mais ceux qui veulent une aventure fluide avec de beaux affrontements contre les gardiens seront ravis.

Towa and the Guardians of the Sacred Tree est actuellement disponible sur consoles Nintendo Switch, PS5, Xbox Series X|S et PC.

VERDICT
7/10

JEU - Towa and the Guardians of the Sacred Tree Switch

Towa and the Guardians of the Sacred Tree n’est pas un AAA et ne cherche pas à l’être. C’est une expérience artistique et émotionnelle, servie par un gameplay simple mais efficace et une ambiance unique. S’il ne révolutionnera pas le genre roguelite au contraire d’un Hades, on en retiendra sa réalisation graphique exemplaire. Si vous aimez les jeux contemplatifs, les combats de boss bien ficelés et les univers qui respirent la poésie, ce titre mérite clairement votre attention. A essayer en temps perdu, entre deux blockbusters.

On adore…

  • La direction artistique: sublime et unique
  • Une bande-son envoûtante qui porte tout le jeu
  • Boss fights intenses et bien pensés
  • Narration douce et symbolique
  • Rythme bien dosé entre action et calme

On déteste…

  • Quelques ralentissements techniques tout de même, notamment sur Switch
  • Temps de chargement qui trâine parfois
  • Assez linéaire et moins percutant qu’un Hades
  • Un manque de variété dans les ennemis secondaires
  • Une durée de vie finalement assez courte

Test réalisé sur Nintendo Switch à partir d’une version dématérialisée du jeu envoyée par BandaiNamco Europe

 

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