Vingt-cinq ans après le second volet, Crazy Taxi reprend du service sur consoles et PC avec cette fois-ci, une tournée aux quatre coins du globe!
On peut dire qu’il s’est fait attendre : le célèbre taxi déjanté de Sega revient faire crisser les pneus avec Crazy Taxi World Tour, une nouvelle virée sous haute tension qui compte bien réveiller nos souvenirs de conduite arcade. Après Crazy Taxi en 1999 puis Crazy Taxi 2 en 2001, on n’avait plus revu notre cab favori dans un véritable épisode inédit depuis. C’est donc avec une joie non feinte que j’avais accueilli la nouvelle de l’arrivée prochaine de Crazy Taxi World Tour, toujours sous la coupelle de son éditeur historique Sega. Et pour mieux préparer l’arrivée du dernier-né, quoi de mieux que de reprendre le volant lors d’une session de test en multijoueurs ? Celle-ci s’est déroulée sur 3 jours, du 12 au 14 septembre dernier.

Une formule toujours aussi explosive
Difficile de ne pas sourire en voyant revenir la licence Crazy Taxi. À une époque où les jeux de course cherchent souvent le réalisme absolu, la série a toujours préféré les passagers hurlants, les raccourcis improbables et les courses menées pied au plancher. Avec Crazy Taxi World Tour, l’objectif semble clairement être de retrouver cette énergie arcade qui faisait tout le charme des épisodes originaux. Ici, pas question de respecter le Code de la route : on klaxonne, on dérape et on fonce ! Bref c’est jouissif !

Durant cette phase en session privée mulijoueurs, il était davantage question de course et de poursuite. Deux modes seulement étaient accessibles: le mode « Course » et le mode « Police contre Taxi« . En mode Course, on bataille jusqu’à 6 joueurs pour transporter autant de passagers que possible dans le temps imparti, afin d’obtenir un maximum d’argent et franchir la ligne d’arrivée en premier. Dans Police contre Taxi, les joueurs sont divisés en deux équipes avant de s’élancer dans un course-poursuite façon jeu du chat et de la souris. Avant cela, il vous faut choisir parmi les quatre conducteurs bien connu des afficionados du premier épisode puisqu’il s’agit d’Axel, B.D. Joe, Gena et Gus. LA nouveauté majeure réside dans la possibilité de choisir parmi une sélection de six véhicules différents pour cette démo et de pouvoir les personnaliser.

Un retour qui sent bon le bitume brûlé
Outre le taxi classique, on voit désormais l’apparition de voitures sportives, d’un SUV et d’un mini-bus. Ce qui influe sur les caractéristiques de chaque véhicule : vitesse, stabilité, drift ou encore nombre de passagers. Côté personnalisation, des objets permettent d’ajouter des améliorations à son véhicule (boost, drift, etc.) à l’image de Sonic Racing CrossWorld. Pour l’heure, il n’était cependant pas possible de « pimper » sa caisse. Une fois la partie lancée, le principe reste au demeurant identique à celui des premiers volets : simple, mais diablement efficace. Il faut récupérer des clients, les conduire à destination le plus vite possible et enchaîner les figures pour faire grimper le compteur. Il est désormais possible d’effectuer des drifts pour mieux aborder les virages tout en conservant sa pointe de vitesse. A noter également l’ajout d’un bouton Action qui permet d’exéctuer plus rapidement certains mouvements, comme un freinage d’urgence ou prendre un virage en épingle. Pour le reste, on retrouve la Crazy Nitro pour booster son véhicule, le klaxon et surtout l’increvable tube « All I want » du mythique groupe The OffSpring.

De quoi moderniser la légende ?
L’intérêt en mode Course repose toujours sur cette course permanente contre la montre, où chaque seconde gagnée peut transformer une course moyenne en véritable jackpot. Les sensations sont là et la prise en main immédiate du jeu fait qu’on prend un malin plaisir à rouler dans tous les sens dans ce monde ouvert. Seuls deux circuits étaient proposés lors de cette session découverte, la Côte Ouest dans le mode Course et l’Allemagne dans le mode Police contre Taxi. Concernant ce dernier, il s’agit pour les taxis de ramasser le plus de passagers pour atteidnre un quota donné dans un délai imparti. Les voitures de police doivent empêcher les taxis de faire en les percutant à l’aide du boost. Une fois les taxis suffisamment endommagés, ils finissent directement derrière els barreaux d’une prison et ne peuvent en sortir que s’ils sont libérés par ses comparses. Même si le principe semble plutôt fun, j’avoue avoir été moins attiré par ce mode.
Reste maintenant à voir si Crazy Taxi World Tour saura dépasser le simple effet nostalgique. Le retour d’une licence culte ne suffit pas toujours, surtout face à un public habitué à des mondes ouverts gigantesques et à des expériences toujours plus riches. Si graphiquement cela tenir la route, le jeu devra proposer suffisamment de nouveautés, de variété et de folie pour séduire les anciens chauffeurs comme moi comme les nouveaux venus. Si le jeu y parvient tout en retrouvant l’esprit arcade de ses aînés, il pourrait bien être le trajet le plus fun de l’année 2027 (pas de date de sortie encore annoncée). Taxi ! Taxi ! Et surtout… accrochez-vous !
