TEST – Yo-kai Watch 3DS

Quand le studio Level 5 attaque Pokemon sur son terrain de jeu, ça donne Yo-kai Watch ! Prêt à vous mettre l’heure des yo-kai ?

Yo-kai Watch

Que se passerait-il si votre destin basculait soudainement par la rencontre d’un… fantôme ? Et bien c’est ce qui arrive au jeune Nathan Adams. Alors qu’il chassait des insectes, un étrange fantôme du nom de Whisper surgit devant lui. Passé la surprise, Whisper confie à Nathan une montre au pouvoir mystérieux : celui de contrôler des yo-kai. Mais que sont des yo-kai exactement ? Au Japon, c’est par ce terme qu’on surnomme les esprits qui habitent toutes formes vivantes ou qui errent dans les zones d’habitations. Inoffensifs, encombrants, paresseux ou agressifs : la nature des yo-kai sont multiples et variés. C’est ce que va découvrir Nathan durant cette toute première aventure où il fera la connaissance de gentils yo-kai comme le chat kamikaze Jibanyan qui viendront l’épauler pour résoudre des énigmes. Car derrière un problème se trouve bien souvent un yo-kai. Une dispute soudaine dans un couple habituellement calme ? Un employé de bureau tellement étourdi qu’il en oublie une réunion importante ? Vous pouvez être sûr qu’il se cache un yo-kai derrière ce mystère. Grâce à sa Yo-kai Watch, Nathan peut révéler leur présence et engager un combat avec ses yo-kai. Mais pour assurer ses arrières, Nathan devra constituer sa fine équipe en devenant amis avec des yo-kai puissants.

Yo-kai Watch

Mec, t’as de la Morvobec…

A l’image de son modèle Pokemon, le joueur dirige Nathan et part explorer les environs de Granval-sur-Mer, d’abord à pied puis à vélo. Au gré de ses recherches, il révélera des yo-kai en scannant les environs au moyen de votre stylet. Une fois démasquée, le yo-kai engage le combat. Si le système de Pokemon repose sur le tour par tout, Yo-kai Watch introduit un système original de roue de combat, permettant de varier vos combinaisons de yo-kai en temps réel durant vos affrontements. Au nombre de six au maximum (trois en frontal et trois en arrière-garde), vos yo-kai agissent de leur propre chef sur le terrain, selon leur spécialité et leurs affinités.

Yo-kai Watch introduit un système original de roue de combat

En parallèle, le joueur peut provoquer des actions comme le déclenchement d’une super attaque une fois la jauge de stamina remplie, effectuer une séance d’exorcisme d’un yo-kai mis hors d’état de nuire, cibler un yo-kai ennemi ou utiliser un objet de son inventaire en cas d’urgence. Les combats sont vraiment dynamiques et les super attaques occasionnent des cinématiques sympas dans la veine d’Inazuma Eleven. La grande diversité de yo-kai existants fait qu’on va rechercher à constituer l’équipe la plus puissante soit en dénichant des yo-kai rares ou en les faisant combattre régulièrement afin d’emmagasiner les plus d’expérience. A partir d’un certain niveau, certains yo-kai ont même la faculté d’évoluer physiquement, devenant de surcroît plus puissants, ou même de fusionner entre eux. Ça ne vous rappelle rien ?

« Fureur du chaton ! »

Lorsqu’on découvre Yo-kai Watch, on ne peut s’empêcher de penser que Level 5 a voulu mettre toutes ses chances de son côté pour en faire un carton commercial. L’éditeur a capitalisé de manière intelligente ce qui a fait le succès d’Inazuma Eleven pour toucher le cœur de cibles de ses joueurs : les 8-15 ans. Design manga hyper-mignon, théâtralisation des attaques, dynamisme des affrontements, système de jeu simple où le joueur est actif et rarement spectateur. A cela, il fallait ajouter ce qui a fait le succès de Pokemon, le côté collection des yo-kai. Moins nombreux que chez le voisin Pikachu & co, les choses vont très vite évoluer dans les prochains volets. Car, il faut savoir que ce premier épisode était sorti en 2013 au Japon et qu’il existe déjà trois volets de la série.

La stratégie marketing de Level 5 : lancer une marque et non simplement un jeu

Cette faille spatio-temporelle entre le Japon et l’Occident trouve son origine dans la stratégie marketing de Level 5, qui est de lancer une marque et non simplement un jeu. Au jeu vidéo Yo-kai Watch, fût également lancé la série animée télévisée sur la chaine Boing, ainsi qu’une déclinaison des personnages en jouets par l’intermédiaire du fabricant Hasbro. Plus qu’Inazuma Eleven à son époque, la marque Yo-kai Watch est une véritable machine de guerre marketing orchestrée par l’éditeur japonais, déjà rôdé au Pays du Soleil Levant.

Est-ce que vous les entendez ?

Et il faut bien avouer que le travail d’adaptation a été de qualité. Cigalopin, Morvobec, Toumou : intégralement en français, chaque nom de yo-kai a fait l’objet d’une traduction méticuleuse et immédiatement évocatrice. J’ai également apprécié l’aspect culturel du titre qui fait découvrir au jeune public les us et coutumes propre à la civilisation japonaise, des temples shinto jusqu’à la mythologie japonaise sur les esprits yokai et les démons onis.

Des combats parfois brouillons, où le joueur est très vite débordé par les actions à réaliser

Ce premier Yo-kai Watch n’est pourtant pas exempt de défaut. A commencer par son système de combats sous forme de roue : les combats se révèlent parfois assez brouillons et on est très vite débordé par le nombre d’actions à réaliser dans l’urgence. Maîtriser l’impact des affinités des Yokai se révèle également assez long à appréhender. Concernant les phases d’exploration, il est vraiment regrettable que le jeu ne propose aucune carte de la ville digne de ce nom ou de possibilité de se rendre à un point précis directement depuis la carte. Même si cela pousse à explorer et « à faire du grinding » de yo-kai, cela devient vite lassant de devoir emprunter sans cesse les mêmes allées. Mention spéciale tpour la bande son excellente du jeu qui fait ressortir en nous des émotions propres au monde de l’enfance comme l’insouciance, l’innocence et la joie de vivre.

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