Test – Yakuza : Like a Dragon PS4 / PS5

La page du Dragon de Dojima tournée, la saga Yakuza s’est trouvée un nouvel homme fort avec le charismatique Ichiban Kasuga. Car Yakuza : Like a Dragon signe un nouveau départ déterminant pour la série de Sega.

Avec ses 12 millions d’exemplaires écoulés à travers le monde depuis sa création, la série Yakuza s’est imposée dans le concept de jeu vidéo destiné à un public mature. Doté d’un réalisme saisissant dans ses protagonistes et ses environnements, la saga s’est aussi démarquée par la qualité de ses histoires. Dans Yakuza: Like a Dragon, le joueur incarne Ichiban Kasuga (interprété par Kaiji Tang), une petite frappe et membre des yakuzas. Après avoir purgé 18 ans de prison pour un crime qu’il n’a pas commis, il est mystérieusement trahi par son patriarche Masumi Arakawa (George Takei).

En chemin, Ichiban rencontre une ribambelle de personnages hauts en couleur : le flic Adachi (Andrew Morgado), l’ex infirmier Nanba (Greg Chun) et Saeko (Elizabeth Maxwell), une hôtesse en mission. Ensemble, Ichiban et son équipe devront s’élever pour devenir les héros qu’ils ne s’attendaient pas devenir. 

Naissance d’un dragon

L’aventure démarre pour le joueur comme un épisode ordinaire de Yakuza. Dans la peau de Kasuga dorénavant, on alterne cinématiques et phases d’exploration. Les séquences cinématiques posent les bases de l’histoire et nous détaillent les origines de Kasuga et de ses rencontres. Les phases d’exploration offre une vision réaliste du nouveau terrain de jeu qu’est Yokohama. A la différence près que le ton y est sensiblement plus léger. On apprend ainsi que notre héros est un fan J-RPG et notamment de Dragon Quest. Un détail loin d’être anodin puisqu’il incarne le nouveau système de combat de ce Yakuza : like a Dragon.

A la manière d’un DraQue

Le système de combats façon beat-them-all est en effet remplacé par un système au tour par tour en semi-temps réel par groupe de quatre combattants… comme dans les J-RPG contemporains ! A l’instar de Persona 5, autre série à succès de Sega sous la houlette d’Atlus, chaque bouton se voit attribuer une action spécifique : attaquer, se défendre, coup spécial ou habilités spécifiques et utiliser des objets. Au fur et à mesure que vos EXP augmenteront avec l’enchaînement des combats, des nouveaux Jobs apparaitront.

Vos personnages renforceront ainsi leurs aptitudes tout en acquérant des compétences spécifiques: attaque de mêlée, attaque à plusieurs, facultés de renforcement des alliés ou d’affaiblissement de vos ennemis, etc. Plus loin dans le jeu, Kasuga pourra également faire appel à un service de soutien. Suivant le prix que vous y mettrez, un striker viendra vous prêter main forte pour éliminer la vermine environnante.

Yokohama, mon Amour

Le Yokohama de Yakura : Like A Dragon est gigantesque et on se plaît à s’immerger totalement dans sa faune locale (NDT : surtout en temps de COVID-19 !). Ici, en dépit des objectifs principaux, le joueur se retrouve happé par les activités aux alentours, tant elles se révèlent dignes d’intérêt. On se rendra dans un club de mahjong pour faire une partie, fera vibrer ses cordes vocales d’un karaoké et se lancera dans une course effrénée de ramassage de canettes en triporteur. Et qui renierait une partie de Virtua Fighter 2 ou d’UFO Catcher ?

Les clins d’œil aux différentes franchises de SEGA pullulent dans le jeu, comme cette possibilité d’écouter les musiques des jeux Persona 4 et Persona 5. Sans vous spoiler davantage, il y a largement de quoi faire et le jeu regorge de ces petites intentions dont raffolent les fans de la série et de SEGA.

Satyre d’une société à la dérive

Les développeurs du Studio Ryu Ga Gotoku livrent ici une nouvelle partition sans fausse note et ce, jusqu’au moindre détail. Les protagonistes sont modélisés avec un réalisme saisissant. La majorité des dialogues est doublé en japonais (avec sous-titrage en français). Ils contribuent à plonger le joueur dans une ambiance digne d’un drama japonais.

Derrière ses excès loufoques et ses échanges verbaux cocasses, Yakuza : Like A Dragon dénonce une société contemporaine japonaise à la dérive, où se mêlent clichés absurdes et dérives nourries par la corruption, le proxénétisme et la marginalisation des plus démunis. Peu de jeux vidéo osent traiter de ces sujets tabous : le tour de force de Yakuza : Like A Dragon est de l’avoir fait dans l’art et la manière.

Yakuza : Like A Dragon est actuellement disponible sur console PS4 ainsi que Xbox One, Xbox Serie X & S et PC. La version PS5 débarque quant à elle ce 2 mars 2021 en standalone. Bonne nouvelle : les possesseurs de la version PS4 pourront télécharger la version digitale PS5 gratuitement dès le 2 mars également.

VERDICT
9/10

JEU - Yakuza : Like A Dragon PS4 / PS5

Au fil des épisodes Yakuza, le Studio Ryû Ga Gotoku a peaufiné par petite touche son concept d’immersion dans l’univers des yakuzas sous l’angle sociétal plutôt que racoleur. Yakuza : Like A Dragon est à l’apogée de ce travail de longue haleine. Réunissant les meilleurs aspects des précédentes réalisations du studio (réalisme, acting, immersion, quêtes secondaires), le titre s’offre le luxe d’intégrer une touche d’humour et de dépoussiérer son système de combat en lui conférant des éléments issus des JRPG. Si l’on ajoute la réalisation sans faute et les dialogues savoureux, on tient là le must-have sur consoles de cet hiver 2020 / 2021.

On adore…

  • Ichiban Kasuga, ce héros au grand cœur <3 !
  • Yokohama comme si vous y étiez
  • Le réalisme des expressions des protagonistes
  • Une mise en scène digne d’un drama japonais
  • Un système de combat abouti façon RPG
  • Des dialogues doublés et immersifs
  • Des mini-jeux originaux, drôles et nombreux
  • La durée de vie conséquente
  • Localisé entièrement en français

On déteste…

  • Un manque d’expression lors de certains dialogues entre les personnages
  • Des ennemis qui se répètent à la longue en phase exploration
  • Les temps de chargements un peu longuets sur PS4

Test réalisé sur PS4 Pro à partir d’une version dématérialisée fournie par l’éditeur Koch Media France

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