TEST – The Inpatient PS4 : le jeu VR pas fou du tout

Le studio Supermassive  Games veut aller plus loin avec The Inaptient après son incursion plutôt réussie de sa série Until Dawn dans la réalité virtuelle.

The Inpatient

A trop vouloir en faire, on risque forcément de payer les pots cassés un jour. Pourtant, tout commençait bien pour le studio Supermassive Games. Après le succès remporté auprès des joueurs par le jeu Until Dawn sur Playstation 3, le studio anglais s’était lancé dans l’aventure du Playstation VR en proposant le titre Until Dawn : Rush of Blood dans son line-up de lancement. Recréant les sensations d’un train fantôme, le titre offrait de bons moment de shooting et de frissons dans l’univers sarcastique d’Until Dawn. L’annonce de The Inpatient s’annonçait donc comme prometteur puisqu’il était question de nous plonger dans un asile de fou avec tout ce qu’il y a de plus angoissants. Ça, c’était sur le papier.

The Inpatient

A peine le casque enfilé et le jeu lancé, voilà qu’on se retrouve attaché sur une chaise, paraplégique, à la merci d’un inquiétant scientifique. Ce dernier vous pose différentes questions pour mieux sonder votre psychologie. Les choix se font par vos mouvements de tête, en vous orientant vers votre réponse ou hochant simplement. L’absence d’interface volontaire renforce certes l’immersion mais n’est pas des plus pratiques : il aurait été préférable de pouvoir aussi répondre avec sa voix. On est ensuite emmené dans une chambre condamné où vous serez en colocation avec un autre patient.

The Inpatient

Le jeu se déroule ensuite en deux phases, l’une dans votre chambre et l’autre dans vos délires paranoïaques. On suit le récit à la manière d’un visual novel, où l’on reste assez passif, à écouter votre colocataire qui dégénère au fur et à mesure que le temps passe et à suivre les aller-retour de l’infirmière. Par moment, votre action est sollicitée pour aller chercher des indices afin de faire avancer l’histoire mais cela ne va guère plus loin. Les phases plus actives (et qui mettront davantage votre cœur à rude épreuve) sont celles se déroulant dans vos cauchemars, où l’on retrouve aussi l’usage de ses jambes.

The Inpatient

Dans cette phase, vous déambulait dans des couloirs sombres et inquiétants, sans but précis. On saisit différents objets à l’aide du bouton R2, qui lèvent le voile sur le passé de notre protagoniste et les raisons qui l’ont amenées dans cette galère. De manière assez sympathique, on dirige le faisceau de sa manette Dualshock 4 comme celle d’une lampe torche à l’écran. Puis on passe à l’a pièce suivante en tournant le bouton de porte à la manière des premiers Resident Evil, pour découvrir ce qui s’y cache derrière. Forcément, cela décuple l’effet d’angoisse chez le joueur et cela fonctionne plutôt assez bien dans l’esprit d’un survival horror.

The Inpatient

Seulement, la réalisation se montre trop à la traîne, que ce soit au niveau des décors que des différents personnages, qui ne sont sauvés que par la qualité du doublage des acteurs. L’illusion tourne vite court à cause de la pauvreté des textures et de la modélisation 3D douteuse. On s’ennuie fermement à écouter les palabres de votre colocataire sans ne rien pouvoir faire. Et si la motivation d’arriver au bout du jeu vient de notre curiosité à enfin découvrir le fin mot de l’histoire, on se dit que les 4-5 heures de jeu se montrent amplement suffisantes. Les plus tenaces replongeront dans l’aventure afin de débloquer les souvenirs restés encore en suspens après le premier run. La pilule The Inpatient a vraiment du mal à passer, assurément.

The Inpatient est actuellement disponible sur PS4 et nécessite l’accessoire Playstation VR.

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