Test – R-Type Final 2 Switch : rencontre hardcore du Troisième Type

Quinze années se sont écoulées depuis la dernière sortie du bon vieux vaisseau R-9. L’arrivée de R-Type Final 2 signe un véritable retour aux sources de la licence, avec ses bons et aussi ses moins bons côtés.

R-Type, c’est quoi déjà ?

R-Type, c’est un mythe du jeu de tir à scrolling horizontal. On le doit à un des plus anciens développeurs de jeu vidéo japonais, IREM.

Sorti dans les salles d’arcade en 1987, R-Type s’est très vite vu adapté sur de multiples supports, de l’ordinateur de bureau aux consoles de salon et même dernièrement sur les smartphones. Reprenant les mécaniques de Gradius, référence en matière de shoot-them-up et qui était éditée par Konami, l’ambiance cauchemardesque inspirée de l’univers d’Alien de H.R. Giger a contribué au succès de R-Type chez les joueurs.

D’où sort ce R-Type Final 2 alors ?

Quinze ans après la sortie de R-Type Final sur Playstation 2, un projet est lancé en juin 2019 sur la plateforme participative Kickstarter afin de donner une suite à ce dernier épisode en date. C’est ainsi que R-Type Final 2 vit le jour sous l’impulsion du studio Granzella formé par d’anciens transfuges de feu-Irem. Après trois campagnes de financement, le projet aura suscité l’enthousiasme des fans, rassemblera 1 260 485 dollars et aura l’appui de l’éditeur NIS America pour sa distribution mondiale.

Qu’est-ce que ça raconte ?

L’histoire vous remet dans la peau d’un pilote de vaisseaux R-Type Fighters dont les célèbres R-9 au design rappelant une guêpe. Votre mission si vous l’acceptez : aller dézinguer des hordes d’aliens appelés Bydo pour accumuler les connaissances suffisantes à la création d’armes anti-Bydo. Elle fait suite à celle de R-Type Final où il était question de développer le vaisseau ultime capable d’utiliser toutes ses armes : le canon à ondes et les bits, des Forces artificielles offrant la capacité de se défendre de manière offensive. R-Type Final 2 se présente donc comme un devoir de mémoire dans la lutte contre les Bydo. Qu’on se l’accorde : l’intérêt n’est pas dans l’intrigue dans un shoot-them-up, ça se saurait.

Et on y joue comment ?

Après une courte vidéo d’embarquement, on rentre dans le vif du sujet. Le R-Type Fighter se montre hyper maniable, avec la possibilité de doser sa vitesse : accélérer avec Z, ralentir avec ZL. Niveau tir, on alterne entre l’auto-fire et le tir classique permettant de charger le Beam. Mon conseil de prise en main : auto-fire avec la gâchette ZR et Beam avec le bouton Y. Dans cette position, cela vous permet d’alterner entre la charge du Beam et l’envoi ou récupération du module Force avec le bouton B. Car il vaut mieux être bien armé, R-Type Final 2 mettant vos réflexes à rude épreuve.

Alors la meilleure des défenses, c’est l’attaque ?

En matière d’armement, R-Type Final 2 se montre relativement généreux. Tout d’abord les lasers qu’on récupère sous forme de cristal de façon aléatoire : au nombre de trois (rouge, bleu, jaune), leurs différents champs d’action influent sur la stratégie de déplacement à adopter. Les objets Missiles peuvent être à têtes chercheuses ou par largage : il vous rendront bien service contre les ennemis les plus confinés. Les Bits sont des modules de soutien offensifs et défensifs, qui se positionnent sur ou sous votre vaisseau. Enfin, la Force est l’élément stratégique indispensable du jeu : disposant de trois niveaux de montée en puissance, on peut le propulser ou le rapatrier à volonté. En absorbant l’attaques des ennemis, la jauge de la Force se remplit, la rendant plus forte et permet de délivrer une attaque dévastatrice avec le bouton X.

Ca donne quoi visuellement ? 

Sans conteste, le moteur Unreal Engine fait des merveilles dans R-Type Final 2. Artistiquement, on peut aimer ou non le parti pris de la série R-Type qui est de proposé une ambiance froide spéciale, où la vie n’est représenté que par les mutants Bydo. Bien qu’il s’agit d’un jeu de tir horizontal sur un plan 2D, le titre de Granzella multiplie les effets de rotations 3D et les déplacements fluides dans les quatre axes, en toute fluidité et avec de rares ralentissements. Les ennemis grouillent à l’écran dès le 3ème niveau, tant et si bien que l’on a souvent du mal à se repérer. C’est d’autant plus vrai en mode nomade sur le petit écran de la Switch : pour mieux profiter de R-Type Final 2, je vous recommande de jouer en mode dock avec une bonne Manette Pro Switch. Le jeu ne pardonne pas la moindre erreur et il faut être particulièrement concentré face aux multiples menaces. A ce propos, chaque vie perdue vous replace au niveau du dernier point de sauvegarde dans le niveau, les armes accumulés en moins. Il faut donc s’accrocher et réapprendre à esquiver ou à tirer juste alors qu’on avance dans des niveaux toujours plus difficiles. Hardcore !

A l’ancienne quoi ! Est-ce qu’on peut changer la difficulté ?

R-Type Final 2 propose pas moins de cinq modes de difficulté : entraînement, bambin, normal, Bydo et R-Typer. Au fur et à mesure de vos parties, le système de difficulté s’ajuste au niveau de performance du joueur. Il offrira davantage de continues ou non, personnalisant votre expérience de progression dans le jeu. Malgré cela, le titre peut se montrer impitoyable : il m’est arrivé de rester bloquer des dizaines de minutes sur une portion, n’arrivant pas à appréhender tous les éléments, des tirs aux ennemis.

Et sur la durée de vie ? On en a pour son argent ?

R-Type Final 2 compte sept niveaux en tout. Ce faible nombre est à nuancer cependant. En effet, un embranchement vers une variante des niveaux 6 et 7 est présent au cinquième niveau, selon la façon dont vous l’appréhendez. Un autre point fort de R-Type Final 2, c’est qu’il dispose d’un système de personnalisation ultra-poussée de son vaisseau. On peut personnaliser son pilote (qu’on ne voit jamais durant les parties soit dit en passant), l’apparence de son vaisseau avec des sticker et votre propre arsenal. Le tout peut ensuite être sauvegardé et entreposé dans votre hangar ou dans le MuséeR. On retrouve dans ce dernier des infos sur les Bydos rencontrés ainsi que les infos des différentes guerres qui ont émaillées la saga R-Type. Si la Galerie permet de débloquer des artworks, j’aurai également apprécié pouvoir écouter la bande son excellente des niveaux. Pour l’heure, je regrette qu’il n’y ait pas davantage de vaisseaux disponibles au lancement mais le studio prévoit d’en ajouter dans de prochains DLC. 

R-Type Final 2 est actuellement disponible sur consoles Nintendo Switch, PS4, Xbox One et Xbox Serie X | S. Retrouvez aussi notre test en vidéo.

VERDICT
7/10

JEU : R-Type Final 2 Switch

Le studio Granzella est parvenu avec R-Type Final 2 à redonner vie à la licence qu’on pensait enterré après de bons et loyaux services. Il n’en est rien. La réalisation tout en 3D est sublimé par la variété des environnements proposés et l’inventivité des combats de boss. Bien que plus accessible que les épisodes précédents, R-Type Final 2 se montre particulièrement exigent et il faudra persévérer avant d’espérer en voir le bout. On pourra aussi lui reprocher son habillage austère et surtout l’absence d’un mode deux joueurs simultanée. Il reste que le titre propose une ambiance unique et profite d’une bande son remarquable

On adore…

  • Les environnements variés
  • L’aspect stratégique mis en avant sur les boss
  • La diversité de l’armement et la Force!
  • Le système de difficulté adaptable
  • La personnalisation de son vaisseau
  • Localisé en français

On déteste…

  • C’est sacrément dur quand même!
  • Ca part dans tous les sans dans les niveaux les plus avancés
  • L’austérité de l’ambiance qui ne plaira pas à tout le monde
  • Pas de mode deux joueurs :snif:
  • Pas de jukebox pour la bande son :snif 2:

Test réalisé sur Nintendo Switch à partir d’une version dématérialisée fournie par l’éditeur Koch Media France

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