TEST – Materfall PS4 : le jeu où tu ricanes

Après avoir alimenté le lancement de la PS4 avec l’excellent Resogun, le studio Housemarque revient avec un nouveau shooter du nom de Materfall.

Materfall

Derrière Materfall, on trouve la jeune Avalon Darrow, sorte de mercenaire cyborg aux capacités surhumaines. Passons rapidement sur son scénario qui n’est qu’en toile de fond où le monde part en dégénérescence à cause d’une technologie alien partie en cacahuète. Manette en main, on pourra contrôler notre soldat principalement grâce aux deux sticks, celui de gauche pour se déplacer et celui de droit pour diriger ses tirs. Mais c’est au niveau des tranches de la manette que tout se passe en réalité. A côté du bouton R1 qui sert à sauter, on se servira du bouton R2 pour envoyer un rayon blaster qui vous permet  de créer des plateformes, récupérer des minerais et activer des explosifs. En complément, le bouton L2 vous donne un dash indispensable pour traverser les éléments créés par votre blaster ou éviter des ennemis un peu trop collants.

Materfall

Manifestement, le studio Housemarque compte en son sein de vrais fans du genre run-and-gun. Les clins d’œil à des références du genre transparaissent tout au long du jeu. A commencer par Metroïd puisque l’on contrôle une femme d’emblée et que chaque zone est entre-coupée de points de régénération. Si l’enchevêtrement des niveaux rappelle Shadow Complex dans son principe, Materfall me fait surtout pensé au mythique Turrican. Les plus vieux comme moi s’en souviennent encore: ce titre 2D signé Factor 5 se distinguait par la possibilité de tirer dans toutes les directions avec des ennemis qui vous harcèlent en masse. La bande son électro contribuait également à l’ambiance survoltée, chose qu’on retrouve aussi dans le titre d’Housemarque.

Materfall

Turrican. Ce nom résonne encore dans ma tête. Un jeu fou apparut à l’âge d’or des micro 16-bits, simultanément sur Amiga et Commodore 64. Développé en 13 mois par le jeune studio Factor 5 et édité par Rainbow Arts, le titre offrait une jouabilité arcade avec des possibilités des phases à pied et en jetpack, des graphismes variés et une animation sans faille. La bande son mémorable de Turrican a largement contribué au succès du jeu auprès des joueurs. A tel point que le jeu fût très vite popularisé sur d’autres plateformes micro et même consoles. Il est étonnant qu’un tel titre n’est jamais fait l’objet d’un revival sur consoles, d’autant qu’il reprend lui-même des éléments de titres comme Metroid, Contra ou Gradius.

Materfall

Le bilan technique est plutôt satisfaisant. Materfall est nerveux, dynamique et plutôt agréable visuellement bien qu’il faille aimer les environnements froids et cybers. Les boss de fin de niveaux offrent un challenge intéressant. Pour casser l’impression de répétitivité, quelques passages offrent des variantes avec des zones en apesanteur ou en ascenseur. La difficulté est plutôt progressive, en dépit du côté old school de ses checkpoints. Il reste que la jouabilité est le point le plus discutable du jeu : les niveaux les plus avancés deviennent délicats du fait de la position des bouton d’action sur les tranches. On a vite fait de s’embrouiller dans le feu de l’action et de se prendre des tirs ennemis malencontreusement. On regrettera aussi le côté un peu trop linéaire du titre: des embranchements auraient permis de prolonger la durée de vie qui tient principalement sur la recherche des humaines à sauver.

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