Test – Langrisser I & II Switch : le Tactical RPG qui va vous griser

Langrisser I & II

Méconnue sur nos terres en dehors des fans, la série Langrisser a enfin droit aux honneurs d’une sortie européenne sur les consoles Nintendo Switch et PS4, bénéficiant au passage d’un joli relifting.

Co-développé par Intelligent System et l’équipe Nintendo R&D 1, Fire Emblem: Shadow Dragon and the Blade of Light (titre original : Fire Emblem : Ankoku Ryû to Hikari no Tsurugi) sort au Japon en avril 1990 sur la console 8-bits de Nintendo, la Famicom. Rencontrant un beau succès commercial avec près de 330.000 exemplaires écoulés au terme de son exploitation, le titre est considéré comme le pionnier du genre tactical-RPG: les développeurs souhaitaient à l’origine intégrer le gameplay stratégique au tour par tour de leur précédent titre, Famicom Wars, avec des éléments propres au J-RPG (développement de liens entre les personnages, montée d’expérience). Un an plus tard, l’éditeur Masaya décide à son tour de livrer son propre « Fire Emblem » pour surfer sur l’engouement populaire des fans et offre sa primeur à la jeune console 16-bits Genesis / Megadrive de Sega. son nom: Langrisser.

De l’Ombre à la Lumière

Posant les bases de la série sur fond de mythologie germanique, le scénario de Langrisser I oppose deux divinités, le dieu des démons Chaos et la déesse de la lumière Lushiris. Dans le monde des humains, les deux dieux sont incarnés par leur avatar respectif, chacun exerçant son pouvoir sur le monde à sa manière. Côté Chaos, Kaiser Digos sème sa tyrannie à l’aide de son épée divine Alhazard. Côté Lushiris, c’est la magicienne Jessica du Royaume Baltia qui a la lourde tâche de veiller sur l’épée divine Langrisser. Puissante, elle est le dernier rempart au règne de Chaos. Attaqué par des troupes ennemies ayant pour objectif de s’emparer de Langrisser, le prince de Baltia, Ledin, est contraint de fuir, laissant son père décédé derrière lui. A la tête des troupes alliés, le prince se lance alors dans une croisade pour reconquérir le trône et reprendre possession de l’épée légendaire Langrisser.

Le second volet, Langrisser II, démarre son intrigue deux cents ans après les événements du premier épisode: on y découvre comme protagonistes un duo, le valeureux épéiste Elwin et l’apprenti-mage Hein. Tous deux assistent par hasard à l’enlèvement de Liana, la princesse de la Lumière, par les troupes ennemies du Royaume Rayguard. Intrigués par le motif du kidnapping, ils sont déterminés à la sauver et partent sur les chemins de batailles pour lever le mystère.

Jawohl, Herr General !

Ce qui distingue d’emblée Langrisser de Fire Emblem, c’est la nature et la mise en scène de ses combats. En effet, à l’instar du Dragon Force de Sega, on se retrouve ici à la tête d’une armée de généraux, chacun gérant ses propres troupes. Embrigadé tout au long de l’aventure, chaque général démarre avec une spécialité (épéiste, chevalier, mage, etc…) qui progressera en fonction des points d’expérience gagnés lors des affrontements sur le terrain.

Chaque évolution donne lieu à l’ajout de nouveaux types d’unités de combat qui détermineront votre stratégie en phase préparatoire avant chaque combat. Lors des affrontements, on assiste à de véritables scènes de combats entre soldats de bataillons, explosifs et jouissifs. Et si vous n’en pouvez plus, vous pouvez toujours zapper la séquence en appuyant sur le bouton ZR.

Chaque tour autorise une seule action par général, déplacement compris. Quant aux unités, ils peuvent librement être déplacés individuellement ou bien suivre les ordres stratégiques donnés par leur général : attaquer, charger, défendre, rester immobile. Restez en contact direct avec votre général et votre unité se voit recevoir des HP à chaque tour. Le gameplay se montre simple, efficace et permet de comprendre facilement les mécaniques de bases de la majorité des T-RPG. A noter qu’un général qui tombe au combat n’entraîne pas une perte définitive puisqu’il se voit ressusciter dans le chapitre suivant.

Langrisser I & II

Nouveau look pour une nouvelle vie

Scindé chapitres, Langrisser I en compte vingt avec deux fins alternatives pour une durée de vie d’une vingtaine d’heures. Techniquement semblable, Langrisser II se montre plus ambitieux puisque son intrigue multiplie les chemins et quêtes secondaires, donnant lieu à plus d’une soixantaine de fins possibles ! Il y a donc de quoi faire, croyez-moi ! J’ai aussi apprécié le travail de refonte graphique réalisé sur les maps et le design des protagonistes. Souci du détail, il est ainsi possible d’opter pour les nouveaux graphismes qui ont donné lieu à un nouveau chara-design ou pour les graphismes pixelisés d’époque avec son chara-design d’origine tous signés par l’illustrateur Satoshi Urushihara. On peut ainsi profiter des magnifiques artworks.

La bande son n’est pas en reste puisque les thèmes ont été totalement réorchestrés (mais aussi proposés en version 16bits!) et des voix doublés en anglais et en japonais ont même été enregistrés pour l’occasion. Des regrets malgré tout: ne pas pouvoir profiter de ces ajouts dans une section dédiée et l’absence d’une localisation des textes en français. Ne boudons pas notre plaisir pour autant car cette compilation est l’opportunité rêvée pour découvrir enfin ces bijoux longtemps restés confinés au Japon.

Langrisser I & II est actuellement disponible sur consoles Nintendo Switch et PS4.

VERDICT
8/10

JEU - Langrisser I & II Switch

L’attente a été longue mais non vaine: en localisant enfin les deux premiers épisodes de Langrisser dans nos contrées, NIS America nous redonne l’espoir de découvrir enfin cette série de tactical RPG qui n’a rien à envier à la série Fire Emblem. Proposant des personnages charismatiques et une intrigue poussée dès son second volet, on ne peut que plus apprécier la remise au goût du jour réussi de l’ensemble, sublimé par son character design fétiche. L’accessibilité de son gameplay vous permettra d’apprécier ces deux titres à sa juste valeur. Il ne reste plus qu’à attendre l’arrivée des prochains volets avec la même attention portée on l’espère.

On adore…

  • La série enfin localisée chez nous !
  • Le gameplay accessible et progressif
  • Les combats dynamiques
  • La multiplicité des fins possibles dans Langrisser II
  • Bande son originale ou réorchestrée et doublage US/JAP: what else ?
  • Le soin apporté aux graphismes refaits
  • Le chara-design toujours aussi mamma-mia!
  • Deux jeux pour le prix d’un

On déteste…

  • Des schémas de combats un peu répétitifs à la longue
  • Impossibilité de mixer les types d’unités
  • Des longueurs dans certaines phases de combat (déplacements de vos unités et de ceux de vos ennemis)
  • Absence d’une section bonus pour en profiter pleinement: artworks, musiques, bruitages

Test réalisé sur Nintendo Switch à partir d’une version dématérialisée fournie par le distributeur Koch Media

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