TEST – Killing Floor 2 PS4

Héritier spirituel de Left 4 Dead, Killing Floor 2 souffle un vent de fraîcheur décomplexée dans l’art du dézingage de zombies. En-gore, en-gore !

Killing Floor 2

Se déroulant un mois après les événements du premier Killing Floor (non mais sans blague !), notre belle Europe des vingt-huit (et oui, dans l’Europe imaginée par Tripwire studio, nos chers amis Anglais ont eu la bonne idée de ne pas faire leur Brexit!) est envahie par une horde de zombies appelés Zeds. On doit leur origine à des expériences bio-technologiques foirées de la firme Horzine Biotech.  Totalement dépassées, les autorités européennes ne peuvent rien pour endiguer ce phénomène grandissant et ce sont des groupes de civils livrés à eux mêmes qui s’organisent pour repousser cet envahisseur zombie. On ne va pas se mentir: les développeurs ne se sont pas fatigués à nous pondre un scénario torturé de cinquante pages. Pour s’en convaincre, il suffit de lancer le mode solo de Killing Floor 2 qui fait figure de simple tutoriel sur les commandes principales du jeu.

Killing Floor 2

Zombie Land

Left 4 Dead, Wolfenstein, EVOLVE : à l’opposé d’un Dead Island ou d’un Dying Light, Killing Floor 2 appartient clairement à cette race de jeux qui tire leur quintessence du mode multijoueur coopératif en ligne. Le principe du titre s’explique en une ligne: éradiquer des hordes de Zeds et survivre le plus longtemps possible aux différentes vagues successives. Deux modes de jeux sont ici proposés: Survie où on enchaîne le plus longtemps possibles les vagues jusqu’à six joueurs; Survie VS, un mode PVP où l’on incarne au choix soit le camps des Civils soit celui des Zeds. Généreux, le jeu vous propose d’incarner un total de dix classes bien différentes, des plus rentre-dans-le-lard aux plus « subtils » et stratégiques: commando, démolisseur, flingueur, fou furieux, médecin, pyromane, soutien, survivaliste, swat, tireur d’élite. Il y’a de quoi faire et chacun trouvera chaussure à son pied. Une fois son dévolu jeté, on plonge directement dans l’arène.

Happy Butcher Hour

Sur le terrain, les premières parties ressemblent à un joli foutoir où l’on prend surtout plaisir à réduire en charpie tous les zombies qui foncent vers vous tels des morts de faim. Les uns tentent d’aligner une série de headshots, les autres jouent du fusils à pompe en explosant leurs assaillants à bout portant, etc. La vague exterminée, les joueurs sont appelés à se rassembler autour d’une capsule, histoire de se préparer pour la prochaine vague. C’est le moment de recharger ses munitions et de renouveler son arsenal, du simple revolver au fusil d’assaut jusqu’au lance-grenade. Dézinguer du zombie vous permettra d’accumuler des perks qui vous serviront notamment à améliorer votre arbre de compétences. Ce dernier se divise en améliorations d’ordre coopératif et d’ordre individuel. Au joueur de faire les bons choix selon sa façon sa stratégie offensive ou défensive.

Killing Floor 2

Running Dead

Très vite d’ailleurs, on s’aperçoit que dans Killing Floor 2 l’aspect coopératif prédomine et s’avère même nécessaire pour survivre un temps soit peu dans ces niveaux rapidement infestés. Se la jouer solo est ainsi sévèrement puni dès qu’on progresse dans les niveaux et il vaut mieux ne pas trop s’éloigner de sa tribu au risque de se retrouver très vite débordé de toute part. Fort heureusement, le jeu vous offre quelques possibilités intéressantes comme remettre sur pied un compagnon sévèrement amoché ou souder des portes pour bloquer des Zeds un peu trop collants. Si le jeu propose quatre niveaux de difficultés de base, on progresse de façon naturelle dès qu’on a assimilé quelques réflexes de jeu. Un temps d’adaptation s’avère cependant nécessaire, notamment pour les joueurs peu habitués au genre.

Killing Floor 2

Ô Paris !

Néanmoins, l’aspect frénétique des combats et la réalisation de Killing Floor 2 contribuent à rendre le jeu accrocheur. Bien qu’un peu vide (hormis les zombies, il n’y a pas âme qui vivent dans ces stages apocalyptiques), j’ai apprécié la diversité des niveaux (un cocorico forcément pour les stages d’un Paris en ruine et celui des Catacombes) et de leurs level design, plutôt réussis dans l’ensemble. Le moteur Unreal Engine 3 fait ici des merveilles visuellement parlant tant sur PS4 Pro que sur PS4, avec un niveau de détails léchés et des explosions surréalistes d’hémoglobine à n’en plus finir. La jouabilité n’est pas en reste et on se familiarise rapidement aux commandes de la manette et à son système de visée. S’il faut reconnaître une certaine répétitivité propre au genre, l’intérêt est sans cesse renouveler par le système progressif des compétences et de la coopération entre joueurs. Il est juste dommage que seuls deux boss  (mention spéciale au Patriarche et sa sulfateuse) aient été incorporés par les développeurs, en tout cas pour l’instant.

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