TEST – Grand Kingdom PSVita

Après s’être fait remarqué au sein du studio japonais Vanillaware, Tomohiko Deguchi (Muramasa : The Demon Blade) nous livre sa dernière création avec Grand Kingdom.

Grand Kingdom

L’histoire de Grand Kingdom prend place un siècle après la chute de l’Empire Uldein. Désormais, le pays de Résonail est divisé en quatre grande nations qui se disputent la suprématie du continent. Ces guerres régis par des troupes de mercenaires mettent le pays à feu et à sang. Vous prenez justement la tête d’un groupe de mercenaires, prêts à en découdre avec vos ennemis et investis d’une mission ô combien importante: découvrir les raisons ayant provoquées la chute de l’Empire. C’est donc dans ce contexte de guerre que votre longue quête démarre.

Grand Kingdom

La légende des Quatre Royaumes

Les premières minutes du jeu familiarisent le joueur avec son système de combat semi-dynamique, au tour par tour. Chaque quête est représentée par une map où l’on déplace son pion, de case en case, jusqu’à atteindre l’objectif. Le parcours est cependant semé d’embûches et notamment de troupes ennemis qui n’hésiteront pas à engager le combat : se déroulant sur trois plans 2D horizontaux, le placement de vos soldats n’est pas conditionné par un quadrillage mais par une jauge d’unités de distance. Un détail qui a son importance car la bonne gestion de cette jauge s’avère déterminante pour remporter la victoire durant les combats.

Grand Kingdom

Après avoir déplacé votre unité, on passe en mode Action où les boutons Carré / Triangle / Rond se voient chacun affecté une action. Les attaques se déroulent en temps réel et il vous faut réaliser des combos. Un dynamisme des combats qui fleure bon le savoir-faire des productions Vanillaware.

Grand Kingdom

Game of Thrones

Volant désormais de ses propres ailes, le créateur de Muramasa s’est lancé comme défi celui de faire revivre le genre tactical-RPG japonais de la grande époque. Outre ce système de combat rappelant l’une de ses précédentes réalisations, Grand Knights History pour ne pas le citer, Tomohiko Deguchi a introduit dans Grand Kingdom une dimension stratégique et une dimension gestion des troupes. C’est cette profondeur de jeu qui s’avère assez remarquable, tant il y a de choses à faire lorsque vous n’êtes pas sur le champs de bataille.

Grand Kingdom

En effet, lors des phases d’entre-combats, plusieurs choix s’offrent à vous : recruter de nouveaux soldats, vous ravitailler en provisions et en équipements et accepter des quêtes annexes pour remplir vos caisses.

Vous pourrez également contractualiser avec une nation pour envoyer vos troupes, commanditer des guerres et faire augmenter leur expérience durant la période de guerre engagée. Si cela se passe bien et que les victoires sont au rendez-vous, une bonne relation s’installera entre vous et cela se traduira par d’importantes ristournes sur les articles dans les boutiques des alliés et l’arrivage de nouveaux articles précieux dans votre boutique. Du tout benef !

Grand Kingdom

Ô mon Royaume !

Grand Kingdom se montre d’une profondeur de jeu insoupçonné et récompensera tous ceux qui s’y investiront. Ceux-là passeront outre la répétitivité des combats et le chara-design des personnages (qui me fait regretter la touche de George Kamitani). N’oublions pas le mode en ligne qui rend la durée de vie du titre quasi infinie grâce à des quêtes annexes et des défis en provenance d’adversaires en ligne: on est même incité à se connecter régulièrement pour obtenir des récompenses rares et des bonus d’XP.

Grand Kingdom

Au rang des autres regrets, on aurait apprécié un apprentissage plus « en douceur » des subtilités qu’offrent les différents modes de jeu. En l’occurrence, le titre s’adresse davantage aux joueurs initiés au genre qu’aux nouveaux venus. Disponible également sur PS4, il est vraiment dommage que le titre ne possède pas d’option cross-save entre PS4 et PSVita. Enfin, et c’est une habitude, le jeu n’a pas bénéficié de localisation en français et tout le jeu est en anglais : ceux qui sont réfractaires avec la langue de Shakespear risque de passer à côté de l’univers du jeu et les subtilités du système de jeu, d’autant que les textes sont nombreux.

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