TEST – Fated : The Silent Oath PS4

Fated : The Silent Oath est une petite production canadienne qui exploite le concept de réalité virtuelle avec ses propres moyens. Et c’est tout le problème.

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Passé le côté « Waouh ! » de la réalité virtuelle enfin chez soi, il faut bien avouer que le joueur avide de sensations inédites reste sur sa faim en productions qui vaillent le coup d’oeil. Alors, quand le studio Frima promet de nous plonger dans une aventure immersive en vue subjective au temps des Vikings, le tout enrobé en Unreal Engine 4, on se dit que cela peut être LA bonne surprise. Déjà sorti sur Oculus Rift et HTC Vive, l’arrivée de Fated : The Silent Oath sur Playstation VR était une bonne occasion de vérifier ces belles promesses.

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Dans Fated : The Silent Oath, le joueur se réveille dans la peau d’un père de famille. Sans savoir pourquoi, il est emmené en carriole vers leur village viking accompagné de sa femme. On suit la scène au travers des yeux de l’homme, totalement spectateur. Voilà le moment des retrouvailles où nous retrouvons ses deux enfants et ses compagnons. Vous suivez alors l’aîné pour une partie de chasse aux cerfs. Puis les événements se précipitent soudain avec une course poursuite folle qui vous mènera jusqu’à un endroit mystérieux protégés des dieux vikings. Je ne vous en dirai pas plus car l’aventure étant relativement courte (1h30 de jeu seulement sans rusher!), ce serait vous gâcher les (rares) plaisirs de la découverte.

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La première chose qui frappe, c’est la modélisation 3D particulièrement hideuse des personnages. Très honnêtement, on pourrait croire que le jeu tourne sur PS1 tant le chara design global s’avère ignoble. Pire : les animations font peine à voir, les personnages se mouvant assez étrangement avec une lenteur presque risible. La première demi-heure de jeu s’avère absolument catastrophique d’un point de vue visuel (hormis pour les environnements qui semblent à l’inverse assez travaillé et même enchanteurs) et la jouabilité trop approximative, à l’image du tir à l’arc. Quel dommage que les Playstation Move ne puissent être utilisées dans cette séquence, les manipulations se realisant uniquement au Dualshock 4. Le doublage français ne parvient pas non plus à rattraper ce naufrage technique, en mention spéciale celle de la petite fille et sa voix horripilante.

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Heureusement, les choses s’arrangent dans les chapitres qui suivent faisant poindre une lueur d’optimisme. La course poursuite sous l’attaque des titans offrent ainsi de bonnes sensations casque sur la tête en dépit de l’interactivité limitée et de collisions des rochers sans effet majeurs sur le gameplay en cours de jeu.

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On est ensuite confronté à quelques énigmes plutôt sympathiques sauf que la difficulté de leurs résolutions sont du niveau de celui d’un collégien. Bien que peu nombreuses (trois !), elles font appel à la réflexion, à l’adresse et à la logique visuelle. De rares bonnes idées qui ne durent que l’espace de quelques minutes avant de voir déjà défiler le générique de fin. Consternation. Certes, il ne fallait sans doute pas attendre grand chose d’un titre affichant le tarif alléchant de 9,90€ mais tout de même ! Une sacrée déception pour ce titre indépendant qui, avec plus d’ambition, aurait mérité mieux.

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