TEST – Ever Oasis 3DS : le jeu qui fait doudou dis donc

Quand le studio Grezzo s’émancipe de la série The Legend of Zelda, ça donne un rafraîchissant havre de paix et d’eau fraîche au nom d’Ever Oasis.

Ever Oasis

Ever Oasis vous met dans la peau d’un jeune Granéen qui a été choisi pour bâtir un nouvel oasis, seul havre de paix possible dans le désert de Vistrahda dominé par le Chaos. Pour vous aider dans cette tâche titanesque, une djin des eaux vous prêtera main forte. Grâce à elle, notre jeune Granéen va pouvoir bâtir son oasis et il faudra bien ça compte tenu du travail qui se profile.

Ever Oasis

Il vous faudra tout d’abord convaincre des habitants du désert de rejoindre votre oasis. Chacun d’entre eux ont effectivement une raison ou plusieurs de s’y rendre, le tout étant de leur donner pleinement satisfaction. Nourritures, objets ou vêtements sont en générale des motivations suffisantes pour la plupart. Progressivement, les exigences de feront plus importantes et on vous demandera d’organiser des foires, d’aller rechercher un objet rare dans le désert ou de retrouver un habitant. Les quêtes sont nombreuses, bien qu’assez répétitive à la longue. Elles se présentent sous la forme de donjons où l’on dirige seul ou en équipe avec la possibilité d’être accompagné d’un ou deux PNJ. L’ambiance n’est pas sans rappeler la référence Final Fantasy XII de par ses environnements et sa jouabilité en temps réel typique du genre action-RPG. Vos compagnons se répartissent en deux genre distincts.

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Tout d’abord, les Granéens comme vous disposent de compétences offensives mais aussi de compétences particulières comme se mettre en boule, voler dans les airs ou se transformer en obstacle: ces capacités vous aideront à résoudre des énigmes ou à ramasser des matériaux précieux. Il ne tiendra qu’à vous d’attirer dans votre oasis ces Granéens pour vous permettre d’accéder à des zones inexplorées dans le désert. A leurs côtés, d’autres tribus offrent des capacités d’attaques précieuses comme les Ouad avec leurs lances, les Serks avec leurs marteaux et les Lycos dotés de leurs katanas. Pour réussir vos quêtes, il convient donc de composer judicieusement vos escouades en fonction des épreuves et ennemis qui vous attendent. A noter qu’il vous sera toujours possible de faire appel à un système de téléportation où que vous soyez pour revenir à l’oasis et rappeler un membre indispensable pour votre avancée. Ce système s’avère à double tranchant: d’un côté, il permet de diversifier les actions nécessaires dans les donjons avec des aller-retours téléportés; de l’autre, la difficulté du jeu s’en trouve considérablement réduit.

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L’accomplissement de ces quêtes vous permettra d’ouvrir de nouvelles boutiques afin d’attirer le chaland, véritable sources de revenus pour vous achats d’équipements et de tennis vestimentaires. Récolter des matériaux et le fruit de vous cultures, vaincre des monstres du Chaos, approvisionner les boutiques vous assureront aussi de bonnes rentrées d’argent. La mécanique est plutôt bien huilée et assez chronophage, bien que des raccourcis vous permettent de récolter en masse les recettes des boutiques, de déléguer la gestion de vos cultures ou d’envoyer des escouades en quête de matériaux. Le but de tout ceci est d’accroître la population de votre oasis et son étendue dans le désert au dépens du Chaos. Au terme du jeu et après une bonne vingtaine d’heures passées, ma population avait atteint une bonne cinquantaine d’habitants et laissent penser que d’autres étaient encore potentiellement cachés. a la manière d’un Animal Crossing, il aurait été appréciable pour étendre la durée de vie du jeu qu’un mode en ligne permettent de s’échanger des habitants ou de visiter d’autres oasis. Grezzo a fait le choix de privilégier l’aventure solo en offline peut-être par manque de temps ou d’ambition. Dommage.

Ever Oasis

Techniquement, Ever Oasis offre une réalisation solide, avec des graphismes enchanteurs et des personnages SD mignons,  ainsi que des environnements ouverts qui offrent de grandes étendues variées pour y passer pas mal de temps. L’alternance jour/nuit est aussi de la partie et il ne faudra pas hésiter à s’aventurer au clair de lune pour amasser les matériaux les plus précieux et faire du grinding. Ce n’est en fait que sur la dernière partie du jeu que faire monter en level vos compagnons prendra tout son sens. En effet, des donjons annexes, véritables labyrinthes bourrés de monstres et de boss énormes, deviendront alors accessibles aux joueurs les plus aguerris: de véritables challenges puisque la mort de votre équipe est synonyme de sortie immédiate, sans possibilité de téléportation en cours de quête ! Voilà  qui devrait rassurer ceux pour qui la quête principale se présentait comme une ballade de santé. Il faut également saluer le travail remarquable de l’équipe de Koichi Ishii sur les thèmes musicaux du jeu, souvent enchanteurs et collant à l’esprit bédouin et festif de l’oasis. Bravo enfin à Nintendo qui nous gratifie d’un jeu entièrement localisé en français.

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