TEST – Deadlight The Director’s Cut PS4

Vous êtes fans de Walking Dead et des zombies en général ? Alors Deadlight The Director’s Cut pourrait bien vous intéresser…

Deadlight

L’action de Deadlight The Director’s Cut se déroule aux Etats-Unis, dans un Seattle des années 80 totalement dévasté. A l’origine de cet apocalypse, un mystérieux mal qui a contaminé pratiquement toute la population de la ville, les transformant en zombies. « Pratiquement » car une poignée de survivants tente d’échapper à leur destin. Randall Wayne, celui que vous incarnez, fait parti de ceux-là. Séparé de son groupe, il part dans une quête de l’impossible : retrouver sa fille et sa femme. Randall va devoir fouiller dans chaque recoin de la ville, évoluer dans ses recherches parmi ces « ombres » et se verra même pourchassé par ses semblables. Mais il trouvera des alliés inattendus comme le Rat, un ermite qui s’est réfugié dans les égouts de la ville.

Deadlight renoue avec le genre plateforme 2.5D des années 90

Deadlight TDC renoue avec le genre plateforme 2.5D qui a connu son heure de gloire au début des années 90 sur micro-ordinateurs. Popularisé par le mythique Prince of Persia de Jordan Mechner, le succès du concept se poursuivit avec Another World d’Eric Chahi puis Flashback de Paul Cuisset. Tequila Works, les créateurs de Deadlight TDC, ne s’en cachent pas d’ailleurs, ces références ont été de véritables sources d’inspiration de gameplay pour la création de leur jeu. Côté ambiance, ils ont puisé leurs idées dans du côté des séries TV et ciné : Walking Dead, Seul au monde, World War Z ou 28 jours plus tard. Cela se ressent tant dans l’intrigue principale que dans le graphisme, stylisé façon BD et presque monochrome. Cela crée une atmosphère oppressante et glauque plutôt réussie rappelant un autre titre : Limbo.

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Quand Walking Dead rencontre Limbo

Au début de l’aventure, le joueur assimile rapidement les capacités principales de Randall : s’agripper, s’accroupir, courir, sauter avec élan et enfoncer des portes. Randall se montre également très habile pour des combats au corps à corps (avec une hache par exemple) et dans le maniement des armes à feu (vive les headshots!)… qu’il trouvera ou ramassera sur les cadavres. Diriger Randall s’avère classique et la jouabilité générale à la manette est bien pensée.

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On constate cependant quelques soucis au moment des sauts, pas toujours précis. Certains passages donnent ainsi lieu à de nombreuses morts stupides ou des chutes accidentelles, qui sont amplifiées par une visibilité de l’environnement pas toujours optimale. Si les munitions sont distillées suffisamment tout au long des niveaux, on regrettera la faible variété d’armes à disposition dans le mode Histoire.

De nombreuses morts accidentelles pour une durée de vie qui n’excède pas les 4-5 heures au bout du compte

Bien qu’assez plaisant à jouer, on progresse assez facilement sans gros blocage car les énigmes n’ont rien de très originaux, avec des airs de déjà-vu. D’ailleurs, et c’est le principal défaut du jeu, la durée de vie n’excède pas les 4-5 heures, le titre se résumant à trois chapitres seulement. On vient donc rapidement à bout de l’intrigue et n’y reviendra que pour collecter les derniers objets  qu’on aurait manquer ou pour relancer le jeu en « Cauchemar » afin de débloquer la fin alternative. En plus de l’intrigue, un mode « Survie en Arène » a été intégré. L’objectif est de survivre le plus longtemps possible aux assauts de zombies un peu trop collants, en ramassant des armes et en se servant des objets pour les arrêter. Un mode plutôt sympa qui profite d’une IA des zombies travaillée. On peut ensuite confronter son score aux autres joueurs dans un tableau rassemblant les meilleurs chronos de survivants. Il est juste dommage que les développeurs n’aient pas été plus ambitieux sur ce mode, en allant jusqu’au bout de leur initiative, comme l’ajout d’un véritable mode coopératif où plusieurs joueurs pourraient s’entraider ou s’entretuer. Au lieu de cela, on devra se consoler par les parodies de consoles électroniques, marrantes mais gadgets, en guise de bonus.

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Deadlight The Director’s Cut est actuellement disponible sur PS4 mais aussi sur Xbox One et PC.

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