TEST – Arslan : The Warriors of Legend PS4

Tirées d’une saga de romans publiée au Japon, Les Chroniques d’Arslan ont fait l’objet d’une récente adaptation en manga par Hiromu Arakawa, série que l’éditeur Koei Tecmo a transposé en jeu vidéo à son tour.

Arslan

C’est à l’auteur du manga à succès Full Metal Alchemist que l’on doit l’arrivée de cette nouvelle version des Chroniques d’Arslan. Inconnu sous nos latitudes, ce roman fleuve sur fond de conspirations et de guerres est né dans les années 80 au Japon et n’a toujours pas trouvé sa conclusion. L’histoire tourne autour d’Arslan, jeune prince héritier du Royaume de Parse, dirigé de main de fer par son impitoyable de père, Andragoras III. Quand soudain, trahit par ses propres hommes de confiance,  il tombe dans un piège mortel tendu par l’ennemi lusitanien. Acculé à son tour, Arslan n’a d’autre choix que de prendre la fuite, aidé par le fidèle général Dariun : le voici parti à la recherche d’alliés précieux pour l’aider dans sa reconquête du Royaume de Parse.

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Jeu des trônes

Sans détour, Arslan : The Warriors of Legend reprend à son compte le principe éprouvé des jeux Dynasty Warriors. Le studio japonais Omega Force s’est en effet une spécialité depuis quelques années d’adapter la formule « Musou » à des mangas (Hokuto no Ken), à des animés (One Piece) et même à des licences de jeu vidéo (Dragon Quest, The Legend of Zelda).

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Son succès repose sur un mélange savoureux d’actions, de stratégies et de fan-service. Dans le cas d’Arslan, il s’agit davantage de faire connaître le manga auprès des néophytes car le titre reprend en accéléré la chronologie du manga depuis son début. On fait rapidement connaissance avec les principaux protagonistes de l’intrigue tout au long de sa progression, illustrée par des cinématiques tirées directement de la série animé. Bien qu’entièrement doublées en japonais (mais sous-titrées en anglais), on pourra regretter qu’il ne s’agit que de plans statiques alternant avec quelques effets graphiques plutôt que des véritables scènes animées.

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Il faut sauver le soldat Arslan

Sur le plan de la réalisation, les personnages sont plutôt détaillés mais gardent un aspect inachevé, comme s’ils avaient été modélisés à la serpe. On est loin de la finition d’un Hyrule Warriors ou d’un Dragon Quest Warriors à titre de comparaison. Dans le même ordre d’idée, les environnements manquent de diversité et sont assez vides. C’est donc du côté du gameplay que l’on recherchera l’intérêt du titre.

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Comme dans la série Dynasty Warriors, le joueur incarne différents généraux à la tête d’armées de soldats. Suivant le déroulement de l’histoire, des objectifs de missions sont assignés au joueur au début de chaque chapitre : se rendre à un endroit précis dans le temps imparti, battre un général, etc. La panoplie de votre chef des armées se compose d’attaques standards et d’attaques surpuissantes. Ces dernières seront accessibles en fonction du nombre de soldats ennemis vaincus et de votre niveau d’expérience emmagasinée au cours de vos nombreux combats.

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La particularité d’Arslan est la possibilité de déclencher des attaques de masse où l’on dirige temporairement une cavalerie entière pour tout anéantir sur son passage ou déclencher une séquence particulière. Mais bien que l’on soit sur PS4,  les effets disgracieux d’apparitions soudains d’ennemis et les ralentissements sont ici légions.

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Prince of Parse : Warriors without

Le challenge viendra de la tentative d’obtention d’une note maximale (S) suivant les objectifs chronométrés des missions, ainsi que des combats des boss en 1-contre-1. Lors de ces séquences, il faudra utiliser les différentes capacités de vos généraux pour trouver la faille de l’ennemi et briser sa barre d’endurance. Ce n’est qu’après cela qu’il sera possible d’entamer la barre de vie de votre adversaire et le vaincre.

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Comme dans un RPG classique, il est possible d’améliorer les capacités de vos combattants en attribuant des cartes qui auront été collectées durant vos combats. Il sera également possible d’en fabriquer de nouvelles par combinaison de plusieurs cartes. Une idée qui vient agrémenter le jeu d’un aspect collectionnite sympathique.

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Il n’en reste pas moins qu’à moins d’être fan des Chroniques d’Arslan, le principe du jeu s’avère répétitif à la longue : la replay value est quasi-nulle une fois le mode Histoire bouclé et les modes Coopératif en ligne ou en local se montrent limités, d’autant que l’on peut déplorer un faible nombre de généraux en comparaison aux autres licences Dynasty Warriors.

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