TEST – Akiba’s Trip : Undead and Undressed PSVita

AKIBA’S TRIP – Devenu un véritable repère pour curiosité japonaises, la portable de Sony semble retrouver une seconde jeunesse au niveau de sa ludothèque, à défaut de nouveaux titres AAA.

akiba's trip

Qui n’a jamais rêvé de déambuler dans le quartier emblématique de Tokyo, Akihabara, cette « cité-dans-la-ville » où tout geek et otaku se doivent de se rendre une fois dans leur vie ? Situé à Tokyo, Akiba de son diminutif est un quartier consacré entièrement à l’équipement et accessoires high-tech, jeux vidéo, manga, bref tout ce qui fait la culture geek d’aujourd’hui et demain. C’est dans ce contexte que se déroule l’intrigue d’Akiba’s Trip, jeu hommage à ce temple du divertissement.

 <h2 style="text-align: justify;"><em><strong>On adore...</strong></em></h2>

Nanashi est un otaku. Un vrai de vrai. Un de ceux qui connaissent sur le bout des doigts les doubleurs de Neon Genesis Evangelion ou même capables de démonter et remonter une figurine garage-kit en 10 minutes chrono. Bref, sa vie aurait pu continuer à sombrer dans ses hobbits quotidiens s’il ne s’était pas retrouver kidnappé par un groupe de Synthisters, sorte de vampires zombies. Fort heureusement pour lui, une jeune fille mystérieuse du nom de Shizuku Tokikase vient à son secours. Vous retrouvant dans un état lamentable, elle n’a d’autre choix pour vous sauver que… de vous transformer en Synthister vous aussi!

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C’est à ce moment-là qu’une mission vous ait confié: éradiquer le quartier d’Akihabara de ses hordes de vampires zombies ! Et comme tout mort-vivant, leur point faible se révèle être l’exposition de leur chair directement à la lumière. Nanashi et ses acolytes devront donc employer tous les subterfuges possibles pour déshabiller au sens « propre » du terme ces imposteurs afin qu’ils disparaissent de la surface de la terre!

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Sur ce concept ma foi original et amusant, on se lance donc dans une succession de missions dans le quartier high-tech japonais, qui bien souvent débouchent sur des affrontements contre des synthisters. Le schéma des combats est toujours le même: infliger le plus de coups possibles à ses adversaires (tête corps, jambes) pour les affaiblir et tenter alors de leur enlever leurs vêtements. Dans une zone où plusieurs adversaires sont affaiblis, vous avez même la possibilité d’enchaîner plusieurs séquences de « désappage » sous forme de QTE. Durant vos sorties, vous pourrez être épaulés d’une de vos nombreuses rencontres féminines (qui passe par tous les stéréotypes d’héroïnes d’animé: vampire kawaï, magical girl, garçon manqué à la force herculéenne, maid…) afin qu’elle vous prête main forte.

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Si dans un premier temps on prend plutôt plaisir à enchaîner les combats pour collectionner le plus d’objets possibles et apprendre de nouvelles attaques, le schéma de jeu répétitif fatigue à la longue. D’autant que la jouabilité s’avère loin d’être optimale: en plus d’une gestion de caméras catastrophique, les combats se révèlent ultra-rigides (genre pantin articulé) et vous passerez bien souvent votre temps à frapper dans le vide sans parvenir à toucher vos adversaires… qui n’hésiteront pas, eux, à vous rouer de coups ! Il faut bien qu’ils se vengent sur quelqu’un, les pauvres, vu comment ils ont été modélisés à la serpe, contrairement aux protagonistes bien plus réussis visuellement parlant.

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On prendra donc davantage de plaisir à se balader dans Akihabara et même à reconnaître les endroits phares comme la salle d’arcade SEGA ou les célèbres boutiques de l’enseigne Softmap. On retrouve d’ailleurs de nombreuses références à l’univers animé/manga au travers des 130 boutiques présentes dans le jeu. Dommage que les environnements laissent une telle impression de copier/coller permanent…

Gros coup de gueule enfin sur les temps de chargement innombrables, que ce soit entre les zones ou dans l’apparition des passants dans les rues (qui souffrent d’un bumping outrancier). Bref, la finition du titre laisse clairement à désirer et on s’ennuie au bout d’une poignée d’heures bien que le jeu bénéficie d’une durée de vie de quelques dizaines d’heures. Seuls les plus acharnés des otakus parviendront à trouver un intérêt à visiter toutes les boutiques, environnements, emmagasiner tous les objets et débloquer toutes les attaques duo: ce qui devrait leur prendre un bon bout de temps !

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On adore…

  • Le côté relativement fidèle d’Akihabara qui donne envie de se promener dans tout le quartier, ajoutant au plaisir de la découverte
  • Les séquences QTE punchies des déshabillages
  • Les clins d’œil permanents à l’univers otaku: boutiques, objets, doublage…
  • La modélisation des protagonistes

On déteste…

  • Réalisation à côté de la plaque
  • Jouabilité lors des combats « plus-rigide-tu-meurs »…
  • … appuyant une difficulté mal dosée !
  • Mouvements de caméra à la masse
  • Pas de séquences « animé » hormis l’opening
  • IA des ennemis plus proche de celui d’une courgette que d’un Solid Snake

Note : (2 / 5)

Un concept ne fait pas un jeu. Car cet Akiba’s Trip : Undead & Undressed PSVita se révèle être un gâchis vidéoludique que même les doublages japonais ne peut rattraper: il sont en effet assurés par des seiyus (doubleur en japonais) célèbres pour avoir participé à de nombreuses séries animés japonaises. Un souci du détail qui passera malheureusement à la trappe à cause d’une réalisation bien trop à la traine. Face à cette déception, on comprend dès lors pourquoi le premier volet n’a jamais vu le jour en Occident (NDLR: ce volet est en effet la séquelle d’Akiba’s Trip premier du nom contrairement à ce que son titre laisse entendre du fait de l’absence de numérotation). S’il y a bien une chose qu’il vous faut retenir de ce titre: c’est à quel point Akihabara mérite le détour lors de votre prochain séjour à Tokyo !

Akiba’s Trip: Undead & Undressed est disponible actuellement sur consoles PSVita et PS3.

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