Sega Mega Drive Mini : ma première virée en Mini

Depuis son annonce, les fans du monde entier rongent leur frein avant l’arrivée de la Sega Mega Drive Mini, version miniature de l’emblématique console 16 bits de Sega. Une longue attente justifiée ?

Célébrant les trente ans depuis la sortie de la Mega Drive (officiellement, sa sortie était le 29 novembre 1988 au Japon et le 30 novembre 1990 en France), la Sega Mega Drive Mini surfe avant tout sur la vague des consoles retro réhabilitées en version miniature. Une tendance qui a explosé avec le succès des premières consoles Classic Mini Nintendo, la NES Classic Mini puis la Super NES Classic Mini. A la vue des chiffres de vente de son adversaire d’antan, il était évident que l’arrivée d’une version mini de la Mega Drive ne serait qu’une question de temps. La réponse de Sega ne s’est pas faite attendre et au printemps 2018, la console est officialisée. Avec elle, quarante-deux jeux sont annoncés et dévoilés au compte goutte goutte par l’éditeur Sega, comme pour mieux mesurer l’engouement autour de la machine.

A quelques mois avant sa sortie officielle, j’ai eu la chance de pouvoir découvrir la bête dans les bureaux de son distributeur européen KochMedia et ainsi me rendre compte par moi-même de ce qu’elle avait dans les tripes. A l’interrogation : le hype autour de la Sega Mega Drive Mini est-il justifié ? Globalement oui. Sega semble avoir tiré les enseignements du succès des Nintendo Classic Mini et des grosses erreurs qui ont plombées la Playstation Classic. A commencer par le design de la console. La réplique du modèle M1 est quasi parfaite, le constructeur japonais ayant pris le soin de peaufiner dans les moindres détails sa machine. Logo SEGA, coloris noir mat, matière plastique laquée: on retrouve à l’identique le bouton glissière d’allumage ON/OFF et le bouton RESET fonctionnels à leurs emplacements. Même le contrôle du volume du casque audio et la prise casque audio sont présents (bien que non fonctionnels). Quant au port cartouche, il ne permet pas d’accueillir des cartouches originales (la fente est plus réduite forcément) mais seulement l’extension Tower Mini dont on vous parlait et qu’on espère voir arriver aussi chez nous.

Comme plusieurs de ses consœurs contemporaines, la Sega Mega Drive Mini s’alimente au moyen d’un câble d’alimentation USB / Micro USB fourni avec la console. Au bon vieux câble vidéo Peritel, on a désormais droit au seyant câble vidéo HDMI, lui aussi fourni. On n’oubliera pas le mythique pad de la Mega Drive: fourni en deux exemplaires, la version trois bouton est, elle, une copie parfaite en taille réelle, exception faite de sa connectique désormais en USB.

Vient le moment fatidique : celui de l’allumage ! Une petite musique d’ambiance et voici que débarque l’interface de jeu. Sans fioriture mais plaisante à regarder, le catalogue de jeux nous laisse profiter des magnifiques illustrations des jaquettes d’origine. Je trouve personnellement que les jaquettes des jeux Mega Drive ont un cachet unique, plus adulte, qui les démarquaient des jaquettes Super NES plus colorées. Les puristes apprécieront de profiter aussi des jaquettes japonaises en plus de celles européennes et américaines: pour cela, il suffit de passer la langue de la console en japonais dans les Paramètres.

Le détail qui tue: le logo Mega Drive et la charte graphique changeront aussi, passant du noir au blanc ! Pour rester dans les paramètres, on peut opter pour le mode 4:3 ou le mode plein écran.

S’il est possible de changer les illustrations de fonds d’écran pour le mode 4:3, j’ai été déçu qu’il n’y en ait que deux de proposer, qui plus est, très génériques. Pourquoi ne pas avoir intégrées de belles illustrations comme celles présentes dans la compilation sortie sur PS4 et Xbox One, Sega Mega Drive Classics ?

On ne le répétera jamais assez mais la sélection de jeux incluse dans la Sega Mega Drive Mini est l’une des meilleures qui ait été établie pour une console mini. Vous trouverez forcément votre bonheur parmi les quarante-deux jeux proposés car il y en a pour tous les goûts. Le tout est brillamment porté par le studio interne M2 (Sega Ages, Sega 3D Classics Edition) avec une émulation absolument parfaite et en 60 Hertz ainsi que la possibilité de sauvegarder votre partie à tout moment.

De la plateforme avec les incontournable Sonic The Hedgehog 1 et 2, Strider, World of Illusion mais aussi les plus rares Castlevania: The New Generation et Monster World IV en version localisée. Côté combat, on pourra compter sur Streets of Rage 2, Golden Axe et Street Fighter II: Special Champion Edition… qui reste nécessairement jouable avec la manettes six boutons en option (distribuée par Retro-Bit): nos amis japonais bénéficieront, eux, en standard de ces manettes.

Du shoot ? Vous en aurez pour votre argent avec Thunder Force III, Mega Man: The Wily Wars et l’inédit Darius. Bien que le portage soit certifié par le studio M2 comme tous les autres titres du catalogue, sa conception repose en grande partie sur les travaux d’Hidecade, un fan qui a travaillé sur ce portage issu du jeu d’arcade original de Taito durant trois années. Pour le vérifier, il suffit de se rendre dans les crédits du jeu pour voir apparaître le nom du concepteur.

Mon regret : l’absence de titres que j’aurais voulu voir comme Quackshot, Thunderforce IV, Super Monaco GP et Sonic The Hedgehog 3 and Knuckles. Pour la liste complète des jeux, vous la retrouverez sur ce lien.

Initialement prévue pour une sortie mondiale le 19 septembre, Sega vient d’annoncer que l’Europe devra patienter davantage puisque la sortie de la Sega Mega Drive Mini est repoussée au 4 octobre sur ce territoire. La raison principale invoquée est celle de problèmes logistiques inévitables de par l’engouement suscité autour de la machine. Le prix, lui, ne devrait pas bouger et sera au prix conseillé de 79,90€ dans toutes les enseignes spécialisées. Mega ou Mini : Sega, c’est toujours plus fort que toi !

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