TEST – Resistance 3 PS3

Près de trois ans après Resistance 2, voilà que les Chimères sont de retour dans un troisième opus. Toujours développé parle studio Insomniac Games (cf. la Chimère Party), Resistance 3 nous emmènera cette-fois-ci dans un voyage particulièrement mouvementé, entre rencontre du troisième type et survival-horror. Attendez-vous à voir du pays !

Dans ce nouvel épisode, on retrouvera le personnage de Joseph Capelli tel qu’on l’avait laissé à la fin du deuxième épisode. Encore traumatisé d’avoir dû mettre fin aux jours de son ami le sergent Nathan Hale dans R2 à cause d’une infection accidentelle, Joseph devra surmonter cette épreuve pour sauver sa famille.Le voici donc de retour alors que de nouvelles attaques de Chimères mettent toujours plus à mal l’espèce humaine. Notre héros fait parti de ces quelques groupes de résistants rebelles qui ont la volonté de mettre fin à l’invasion toujours plus grandissantes des Chimères. Alors qu’une nouvelle attaque survient, Joseph n’aura d’autre choix que de repartir au front et mener une longue traversée jusque New York afin de mettre fin au règne des Chimères et retrouver sa femme et son fils. Un périple aux mille dangers où Jospeh découvrira un paysage en pleine désolation, de nouvelles Chimères plus pernicieuses que jamais, des créatures gigantesques mais aussi des aides bien précieuses.

La première chose frappante dans Resistance 3 en comparaison aux deux premier opus, c’est son atmosphère plus oppressante dans son mode solo. On vit l’histoire de Capelli obligé de se battre pour conserver une chance de revoir les êtres qui lui sont chères. C’est donc une véritable plongée dans un monde peuplé d’horreurs où l’on doit arpenter des couloirs remplis d’œufs de chimères, de forêts regorgeant de snipers et de chemins  peuplés de chimères prêts à vous faire la peau à tout instant. Toute cette faune hostile donne un véritable côté survival horror au titre assez plaisant alors qu’on était dans un schéma plus bourrin dans Resistance 2. Il n’est donc pas rare durant les premiers chapitres que l’on avance à tatillons durant des phases trop silencieuses, redoutant que surgissent soudainement d’ignobles chimères.

Au-delà de son objectif scénaristique de rallier New-York, le joueur sera surtout amené à compléter son arsenal pour le moins diversifiée, jugez-en plutôt: arme de chimère permettant de matérialiser un bouclier et de viser vos ennemis derrière n’importe quel obstacle; arme diffusant des décharges électriques mortelles et donnant la possibilité de déposer une tourelle centrifugeuse dévastatrice; arme de congélation des ennemis; en plus d’armes de visée et autres bazookas à lock automatique. Chaque arme dispose ainsi de deux capacités de tirs bien distincts, l’une pour les attaque de masse et l’autre pour les attaques individuelles ou rapprochées. En ajoutant les grenades clusters et celles paralysantes, vous voici parés pour affronter n’importe quelle armée de chimères qui vous barrerait la route. Cela ne sera pas de trop car si les chimères ne se montrent pas trop difficiles à abattre, à l »exception des boss, on se retrouve en général très vite submergé par les vagues de chimères et sous une pluie de tirs dont il est souvent difficile de s’extirper.

Si graphiquement le moteur du jeu commence à accuser son âge face aux ténors actuels, il reste et efficace, nous dévoilant des environnements suffisamment riches et variés et évite ainsi l’écueil de la répétitivité des FPS en général.  Ainsi durant votre aventure, Resistance 3 vous fera voir du pays grâce à de multiples moyens de transport: une jeep, un train, un wagonnet de mine, un bateau et même un vaisseau.  Comptez donc entre 8 et 10 heures de jeu pour terminer le mode solo et sa vingtaine de chapitres, ce qui est plutôt honnête. D’autant qu’il est possible de vivre l’aventure en mode coopération/écran splitté: toujours sympa quand un pote vient à la maison d’aller pulvériser de la chimère… Il est possible de jouer le jeu en activant la 3D stéréoscopique, toujours sympa mais cela reste encore une fois gadget. Concernant le mode en ligne, exit la possibilité de jouer jusqu’à 60 joueurs: on revient à des proportions plus raisonnables avec des parties à seize joueurs. A noter que le jeu inaugure le système de Network Pass, nécessaire pour jouer en ligne: ceux qui voudraient se procurer le jeu en occasion devront débourser une dizaine d’euros pour pouvoir en profiter eux aussi. Business is business chez Sony…

Résistance 3 remplit son office en tant que suite conventionnelle. Le titre profite d’un mode solo plus immersif de par la variété qu’il offre, d’une panoplie d’armes particulièrement étoffée et jouissive et d’un mode coopération bienvenue. On regrettera peut-être le retour à la norme « 16 joueurs » en ligne en comparaison avec son ainé, une réalisation tout juste correcte lorsqu’on ne regarde pas dans le détail, une IA perfectible aux niveau des ennemis  et une aventure sympa mais finalement sans réelle surprise. Un bon FPS exclusif malgré tout ne serait-ce que pour les trophées à débloquer.

Resistance 3 est actuellement disponible exclusivement sur console Playstation 3

 

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