Lumière sur… DriveClub : la PS4 fait la course avec style

DRIVECLUB – Annoncé en même temps que la console PS4, DriveClub aura depuis fait couler beaucoup d’encre dans la presse et chez les joueurs. C’est finalement ce mois d’octobre que le titre sortira… près d’un an après sa date de sortie initiale. Cette longue période de maturation a-t-elle été salvatrice à ce crû « 2014 »? Ça se pourrait bien…

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Il ne faisait pourtant aucun doute que Sony annoncerait l’arrivée de Gran Turismo sur sa nouvelle console de salon à peine dévoilée, la série de Polyphony Digital ayant contribué au succès des consoles de salon Playstation. Mais depuis la gestation catastrophique du cinquième épisode, rien ne va plus: la sacro-sainte simulation de course automobile ne semble plus trouver grâce aux yeux de SCE Japan. La sortie de Gran Turismo 6 en est d’ailleurs la plus belle illustration: sortie en décembre dernier sur une console Playstation 3 en amorce de fin de vie, l’arrivée du titre est totalement éclipsée par celle de la console PS4. La surprise est donc venue de l’annonce d’un nouveau jeu de course first-party sur PS4 signé Evolution Studio, ceux qui étaient parvenus à installer avec succès la franchise Motorstorm au moment de la sortie de la console Playstation 3.

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Au premier abord, DriveClub semble marcher sur les plates-bandes du titre de Kazunori Yamauchi. En réalité, il faut y voir une réponse au Forza Horizon de Microsoft Studios, quand Forza Motorsport se voulait le penchant direct de Gran Turismo sur les consoles Xbox. Seulement, alors que DriveClub devait soutenir la sortie de la jeune PS4, elle loupe le train en marche et voit sa sortie décaler une première fois pour début 2014 avant finalement d’être repoussée au mois d’octobre 2014. Raison invoquée: des retours mitigés de testeurs nécessitant une revue de sa réalisation en profondeur, voire même depuis zéro de l’aveu-même des développeurs. Et il faut bien l’avouer, après avoir moi-même testé une preview du jeu à l’époque, son niveau était bien loin des standards imposés par la concurrence sur la génération PS3/Xbox360 ! Bref, on efface (presque) tout et on recommence !

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C’est donc durant le dernier salon Gamescom que le titre réapparut enfin sous un nouveau jour. Tout d’abord un rappel: DriveClub débarquera en deux éditions, une version classique et une version destinée aux abonnés Playstation Plus. Cette dernière sera une version freemium: gratuite mais « bridée » puisque les abonnés n’auront accès qu’à 1 endroit, 11 pistes, 10 voitures. Ce n’est pas pour autant une démo puisque tous les modes de jeu seront eux accessibles et de façon illimitée dans le temps, du moins tant que vous serez abonné au Playstation Plus. Et pour ceux qui souhaiteraient aller plus loin, il leur en coûtera 49,99€ pour obtenir la mise à jour complète du jeu (5 endroits, 55 circuits, 50 voitures, 50 événements). Voilà donc comment Evolution Studio souhaite donner la possibilité aux joueurs PS4 de prendre goût à sa dernière production de la façon la plus efficace possible: une politique commerciale qui semble bien plus ambitieuse que la mise en vente d’une simple version Prologue…

Afin de préparer le terrain, Playstation France m’avait donc convié à venir découvrir la bête dans sa version démo Gamescom, histoire de balayer de mon esprit les premières essais désastreux. Premières impressions: on sent que le titre a été remanié en profondeur et apporte enfin bon nombre de satisfactions sur plusieurs plans. A commencer par la réalisation générale: DriveClub offre de bonnes sensations de vitesse manette en main. La variété des environnements semble au rendez-vous, avec des circuits forestier, urbain ou enneigé, de jour comme de nuit. Contrairement à Gran Turismo, les développeurs ont essayé de rendre moins « aseptisé »  les parcours avec des petits détails sympathiques comme des pétales de fleurs qui virevoltent lors de vos passages. Côté jouabilité, le joueur peut jongler entre six caméras (4 internes et 2 externes) et opter pour une conduite typée arcade (très accessible) ou simulation (avec moins ou sans assistance).

Dans le premier cas, on n’hésite pas à écraser le champignon pour atteindre les 300km/h avant d’arriver sur un virage et rentrer dans ses concurrents allégrement sans grosse conséquence. Dans le second cas, on veillera à rester prudemment sur la route tout en jouant avec précision avec son levier de vitesse. Ce qui semble réalisable avec une Dualshock 4 l’est rapidement moins avec un volant de simulateur entre les mains et vous finirez bien souvent dans le décor lors de vos premières minutes sur DriveClub dans cette configuration. Mais progressivement, la maîtrise s’installe en apprenant de ses erreurs. On parvient à saisir le comportements de ses adversaires pour ensuite les dépasser.

Mais tout n’est pas qu’une question de chrono dans DriveClub. En effet, à l’instar d’un certain Project Gotham Racing, votre performance à la conduite sera récompensée par des points  de style qui pèseront lourds dans le classement final des pilotes. Tout repose donc sur un habile équilibre à trouver entre conduite et performance. Enfin, le jeu de course d’Evolution Studio veut pousser encore davantage le concept communautaire du jeu en ligne, avec la possibilité de créer son propre club pouvant accueillir jusque six membres: à vous alors de gérer votre écurie de champions pour arriver dans le sommets de l’élite de DriveClub !

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Cette première mise en jambe sur le « nouveau » Driveclub fait presque figure de renaissance. Effacées les craintes liées au retard interminable de sa sortie: DriveClub semble désormais suffisamment armé pour combler l’attente des joueurs PS4 lors de sa sortie la semaine prochaine, le 8 octobre 2014. C’est tout ce qu’on lui souhaite !

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