CRITIQUE CINE – Megamind

Vous pourrez demander à n’importe quel comédien : de tous les rôles, ce n’est pas celui du gentil mais celui du méchant qui se montre le plus jouissif. Prenant le contrepied des histoires où le beau rôle est toujours réservé aux gentils, Megamind va tenter d’ébranler toutes nos idées préconçues du méchant.

Qu’est-ce qui fait qu’un méchant est méchant ? Est-ce à cause de son physique ingrat, de ses pulsions destructrices, de ses plans machiavéliques, des moyens colossaux qu’il arrive à mettre en œuvre pour parvenir à ses fins ? Car Megamind, c’est un peu tout ça. Le méchant par excellence… enfin presque !  Un look ultra-ringard tout en cuir latex, une tête bleue aussi énorme que son égo que même son corps filiforme  a du mal à maintenir, et un assistant aussi fidèle qu’insupportable qui n’est autre qu’un poisson dans un bocal contrôlant un corps mécanique !

La raison d’être de Megamind n’est qu’assouvissement de ses envies de détruire tout ce qui l’entoure. Malheureusement pour lui et heureusement pour les pauvres innocents, Metro Man est là pour veiller au grain et mettre des bâtons dans les roues de Megamind. Bref, le schéma classique du super héros mettant à mal le super vilain. Jusqu’au jour où Megamind, à la stupeur générale (lui-même n’en revient pas d’ailleurs), parvient à vaincre définitivement Metro Man. Le protecteur de Metro City se voit en effet pulvérisé littéralement lors d’une explosion. Megamind réalise enfin son rêve : devenir le maître du monde ! Génial ! Oui mais après ? Car finalement, un méchant n’existe que parce qu’il y a un gentil non ? La suite, vous le découvrirez en allant le voir ;p

Megamind est la dernière production des studios Dreamworks, ceux-là même à qui nous devons la série Shrek. Comme à leur habitude, les scénaristes ont voulu truffer le film de caricatures humoristiques en référence aux séries de super héros, Superman en premier. Si on rit à quelques gags bien sentis, certains tombent par contre comme un soufflet. Il faut également se faire au look atypique de Megamind particulièrement rebutant, sans doute voulu par ses auteurs. L’intrigue se laisse néanmoins apprécier et on est même davantage captivé par la seconde moitié du film. Le talent des doubleurs n’est pas non plus étrange à la réussite du film et fait plutôt rare, dans ses deux versions : que ce soit en VO (avec Brad Pitt dans le rôle de Metro Man et Will Ferell dans celui de Megamind) ou en VF (avec un duo de choc réunissant les impayables Franck Dubosc / Kad Merad au meilleur de leurs formes).

Même si le film ne se montre pas exceptionnel, Megamind demeure un bon divertissement pour toute la famille. Et c’est finalement ce qu’on lui demande : nous divertir. Et puis c’est quand même cool de faire le mal parfois, gnark, gnark, gnark ! ;P

Retrouvez Megamind aujourd’hui dans toutes les salles !

Site officiel Megamind

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Note : 


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