CRITIQUE CINE – L’Apprenti Sorcier

L’Apprenti Sorcier est la dernière production ciné de l’été, associant les studios Disney et Jerry Bruckheimer (Benjamin Gates). Un petit tour de magie et puis s’en va…

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Balthazar Blake (Nicolas Cage) est un grand sorcier vivant de nos jours à Manhattan. Il tente de défendre la ville contre son ennemi juré et autrefois compagnon d’armes, Maxim Horvath (Alfred Molina). Pour y parvenir, il part à la recherche du premier Merlinien, descendant de Merlin l’Enchanteur qui périt lors d’un combat contre la maléfique Morgane. Il s’avère que le jeune Dave Stutler (Jay Baruchel) se révèle être l’enfant providence malgré lui. Balthazar décide contre son gré d’en faire son apprenti pour le meilleur… mais aussi pour le pire.

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Supercalifragili

Après Harry Potter et Percy Jackson, voilà qu’entre en scène cet Apprenti Sorcier. Contrairement au deux premiers, le film semble vouloir faire la part belle à la comédie d’adolescent où on ne se prend pas au sérieux. Dès le départ, l’idée du film était de rendre hommage à la séquence de l’Apprenti Sorcier issu du film d’animation Fantasia où Michey Mouse fait danser les balais et les sceaux d’eau en l’absence de Merlin l’Enchanteur. Une séquence anthologique donc que le réalisateur John Turteltaub a souhaité intégrer dans son film de façon évidente, musique à l’appui. Hormis cette séquence ,assez réussie il faut bien avouer qu’on se retrouve en face d’un film destiné à un public jeune, au scénario navrant tant l’absence de surprises prédomine. Certes les séquences d’actions sont là, à grands renforts d’images de synthèse présents sur quasiment tous les plans (et qui ont du mal à se fondre avec le décor), à en devenir gavé.

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Magie noire…

as07C’est triste à dire mais malgré tout le mal que se donne Jay Baruchel pour nous faire rire, la magie n’opère malheureusement pas. On rira plutôt jaune en voyant Nicolas Cage, qu’on préférait en Daddy classe dans Kick Ass (mais qu’est-il venu faire dans cette galère???), balancer des boules de feu façon Hadoken comme on balance des pelotes de laine à un chat. L’adage « un film à gros budget et à effets spéciaux ne fait pas de lui un grand film » est tout à fait approprié ici. Ce qui est certain, c’est que le budget n’est pas parti dans les costumes ou alors le costumier s’est suicidé, vu la manière dont sont accoutrés nos protagonistes : un Nicolas Cage vêtu comme un SDF, Alfred Molina  affublé d’une fourrure ridicule et d’un bâton magique « Fisher Price » et  enfin un punk magicien égocentrique pour achever ce triste tableau surréaliste.

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D’une durée d’1h45 tout de même, le film vous balade aux quatre coins de New York, dévoilant les charmes touristiques de la city: les grattes-ciel, Washington Square Park, Le pont de Williamsburg, le quartier de Chinatown ou le métro de Brooklyn. A croire qu’à cause de la crise économique, la ville s’est attachée les services des cinéastes pour redorer le blason de la ville et faire revenir les touristes.

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Que dire sur l’Apprenti sorcier au final? L’histoire de l’enfant prodige qui découvre ses pouvoirs comme par enchantement est blasante. Tout comme lla love story « clichée » où la belle tombe amoureuse du gringalet avec un côté nerd. Bref, le film est à classer dans la catégorie des petits divertissement pour toute la famille. Si vous avez le choix, passez votre chemin au risque d’être bien déçu : vous économiserez vos précieux deniers pour des films qui le méritent davantage…

Note :

L’Apprenti Sorcier sort dans les salles françaises le 11 août 2010.

Site officiel L’Apprenti Sorcier