TEST – Alan Wake’s American Nightmare Xbox 360

L’écrivain Alan Wake est de retour… ou presque ! Après avoir couché d’un douloureux premier opus (à l’intrigue passionnante mais à la mécanique un peu datée) et de deux DLC, le petit sudio Remedy Entertainment nous gratifie d’une rallonge du plaisir avec cet épisode American Nightmare.

Reprenant là où l’intrigue principale s’arrêtait, Alan Wake se retrouve hanté par son double maléfique qui l’envoie dans un coin totalement désert et glauque des Etats Unis. Un motel mortel, une exploitation minière abandonnée,un centre de recherche lugubre, un cinéma en plein air dépeuplé : voilà le joyeux programme qui attend notre malheureux écrivain dans ce bled paumé d’Amérique. Comme dans Alan Wake, l’écrivain ne devra son salut qu’aux armes qu’il ramassera dans son passage (pistolet, fusil de chasse, fusil à pompe, etc.). Ambiance survival horror oblige, il vous faudra être vigilant sur la quantité de vos munitions restantes, vos chargeurs tout comme votre jauge de vie se vidant à vitesse grand v. Pour vous soigner votre corps meurtri par les blessures, le principe reste le même : il suffit de trouver des point lumineux éclairés par des lampadaires.

Si le début de l’aventure m’a surpris par la résistance de certains ennemis (monstre qui se divise en autant de fois que vous lui tirez dessus, un chainsaw killer..), on prend rapidement le pli avant que ne s’installe une certaine répétitivité devant la faible diversité des ennemis rencontrés. Le challenge en mode Normal est assez facilité par la profusion munitions disponibles et par l’usage de votre torche pour affaiblir vos adversaires, si bien que l’on n’usera des feux de détresse que vers la conclusion de l’aventure.

Mais la force de cet opus est aussi sa faiblesse car au total, cet épisode ne comporte que trois environnements en tout et pour tout ! Oui, vous avez bien lu ! Le jeu pourtant se termine au bout de 5-6 heures : la trame scénaristique joue en effet la ficelle de la boucle temporelle pour ne refaire explorer les mêmes environnements mais dans des situations et endroits encore inexplorés. Si bien que l’on y revient tout de même afin de connaître le fin mot de l’histoire. On prolongera l’expérience avec les quelques missions annexes proposées, façon grand nettoyage de printemps.

Alan Wake est un bon apéritif pour tous ceux qui ont apprécié l’aventure d’Alan Wake. On y retrouve les mêmes mécaniques de jeu ainsi que le même moteur qui accuse sérieusement son âge. On appréciera le travail des doubleurs et les quelques cinématiques réussies pour finalement bouclé l’aventure, trop rapidement et mais aussi soulagé de ne plus se retaper une énième fois ces trois mêmes niveaux. Les puristes regretteront le manque d’ambition et l’absence de véritable apport neuf par rapport à l’intrigue principale d’Alan Wake. Sympa mais anecdotique, surtout à 15€. A quand une véritable suite digne de ce nom ?


Alan Wake’s Nightmare est disponible en téléchargement exclusivement sur Xbox Live pour 1.200 MS points.

Note :

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