ACTU JEU – Disney : Clap de fin pour LucasArts

LucasArts – C’est la fin d’une époque pour LucasArts, le studio qui a vu naître bon nombre de licences mémorables comme Monkey Island, Indiana Jones, Maniac Mansion ou Jedi Knight. Avec l’annonce du rachat par Disney de la société Lucasfilm, c’est donc une triste nouvelle que d’apprendre à présent celle de la fermeture pure et simple de ce studio qui aura marqué l’histoire du jeu vidéo par ses titres.

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L’histoire retiendra que ce n’était qu’une question de temps avant que la sentence ne tombe un jour: pour des raisons économiques et stratégiques évidentes, le groupe Disney a annoncé hier la fermeture du studio LucasArts, apprend-on via un communiqué officiel adressé au site GameInformer. Il faut dire que le studio était en déclin depuis maintenant une dizaine d’années et n’avait plus l’éclat de ses années 90, où sa renommée était au plus haut. Durant la période 2000, LucasArts n’aura en effet sorti que peu de licences viables: Jedi Knight, Rogue Squadron, Battlefront et le SW: Pouvoir de la Force. Aucune d’entre elles n’aura survécu au final. Les licences Indiana Jones et Star Wars ont par la suite donné naissance à des jeux développés par d’autres studios, comme Telltale Games (Sam & Max, Monkey Island), Travellers Tales (Lego Star Wars, Lego Indiana Jones) ou Bioware (SW: The Old Republic). Enfin, les têtes pensantes ayant fait la renommée du studio comme Ron Gilbert (Monkey Island) et Tim Schaffer (Full Throttle) ont chacun de leur côté quitté le navire pour poursuivre de façon indépendante, notamment via leur studio DoubleFine .

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Signe des temps: en guise d’ultime testament, LucasArts donnera naissance durant ces douze derniers mois à Angry Birds Star Wars et Kinect Star Wars, deux titres bien loin du genre aventure dans lequel excellait le studio à l’époque des machines 16-32 bits. Conséquence directe de cette décision brutale: le projet Star Wars 1313 pourtant prometteur et sur lequel planchait les développeurs de LucasArts ces derniers mois, a été purement et simplement annulé des plannings de développement. Un dommage collatéral prévisible au vue de la longue gestation du projet et qui trouve son explication aujourd’hui. Une petite pensée donc à ce studio qui aura marqué de son empreinte le genre point’n click et aura su insuffler la flamme (ou la force) cinématographique au jeu vidéo grâce la trilogie des Monkey Island, Day of the Tentacle, Indiana Jones and the Fate of the Atlantis, Loom et ses voix digitales ou Grim Fandango. Reste que les licences sont désormais libérées de leurs créateurs et pourraient renaître par l’intermédiaire d’autres studios motivés… sauf si Disney en décide autrement !

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